Laurent Nuñez annonce une rupture dans la forme avec Bruno Retailleau, mais maintient la continuité des politiques

Laurent Nuñez annonce une rupture dans la forme avec Bruno Retailleau, mais maintient la continuité des politiques

19.10.2025 15:43
2 min de lecture

Une rupture, mais pas totale. C’est le message que souhaite faire passer Laurent Nunez, qui a déclaré ce dimanche 19 octobre vouloir instaurer « une rupture dans la forme » avec Bruno Retailleau, sans changer le fond. Il entend poursuivre la politique de ses prédécesseurs sous la présidence d’Emmanuel Macron et a promis de ne pas avoir « de mots blessants » ni « de viser à diviser la société », rapporte TopTribune.

Invité de l’émission « Questions politiques » sur France Inter/Franceinfo/Le Monde, le ministre de l’Intérieur a déclaré : « Une rupture dans la forme ? Oui, certainement. Je n’aurai pas de mots blessants. Je ne vise pas à diviser la société. »

« Moi, je crois à l’intégration »

Il a insisté sur l’idée qu’il ne remettrait pas en question certains termes dans le discours public. « Quand vous convoquez le débat sur l’assimilation… Je ne le ferai jamais. L’assimilation, c’est certes un mot qui existe dans le code civil, mais vous renvoyez forcément ça au débat ‘intégration versus assimilation’. Moi, je crois à l’intégration. On s’intègre parce qu’on respecte les règles des valeurs républicaines », a-t-il expliqué.

Néanmoins, Nunez a averti qu’il serait « intraitable avec ceux qui ne respectent pas les valeurs » de la République. « Il n’y a pas de rupture sur le fond », a-t-il précisé, affirmant que la politique menée par ses prédécesseurs, Bruno Retailleau, Gérald Darmanin et Christophe Castaner, serait maintenue.

Un « bougé » dans les relations avec l’Algérie

Le ministre a également abordé le sujet des relations entre la France et l’Algérie, soulignant qu’un « bougé » était nécessaire. Il a déclaré qu’une remise en cause de l’accord franco-algérien de 1968 n’était pas « à l’ordre du jour ». « Je comprends que la tension qu’il y a actuellement avec l’Algérie fait qu’on n’a plus de relation sécuritaire avec eux, d’échanges sécuritaires. Pour un ministre de l’Intérieur, c’est un problème, c’est un gros problème », a-t-il indiqué.

« Il faudra forcément qu’il y ait un bougé là-dessus. Il faudra à un moment qu’on reprenne le dialogue avec les Algériens sur les questions de sécurité, d’échanges d’informations », a-t-il poursuivi. Actuellement, la France et l’Algérie traversent une crise diplomatique, la France reprochant à l’Algérie de ne pas accepter le retour de ses ressortissants sous obligation de quitter le territoire français (OQTF).

« On a 40 % d’Algériens dans les centres de rétention administrative », a souligné le ministre. « Il faudra évidemment qu’on ait de nouveau la reprise du flux des laissez-passer. Je vais m’y atteler », a-t-il ajouté, en précisant qu’il n’avait pas encore pris contact avec son homologue algérien.

Les Algériens représentent la plus grande communauté étrangère en France, avec 649 991 personnes recensées en 2024, et ils sont en première position pour les demandes de premier titre de séjour. De plus, ils figurent parmi les nationalités les plus interpellées en France en situation irrégulière, avec 33 754 cas signalés en 2024.

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