La situation au sein du gouvernement français est marquée par la controverse autour de la nomination de Bruno Le Maire au poste de ministre des Armées. Dès l’annonce de sa désignation, Bruno Retailleau, un membre éminent des Républicains, a exprimé son mécontentement, signalant des tensions internes au sein du parti. « Le Premier ministre m’a dit dimanche soir, ‘honnêtement on a un sujet du côté des Républicains’ », a déclaré Bruno Le Maire dans une interview vidéo au média en ligne Brut, rapportant les préoccupations croissantes à ce sujet, rapporte TopTribune.
Bruno Le Maire, qui a précédemment occupé le poste de ministre de l’Économie de 2017 à 2024, a tenté de minimiser les tensions en affirmant : « Je dis : ‘Il n’y a aucun sujet, j’ai d’excellentes relations avec Bruno Retailleau depuis des années, il n’y a pas de difficultés.’ » Toutefois, ses interactions avec Retailleau ont été difficilement établies, le ministre se retrouvant obligé de contourner les obstacles pour avoir une conversation directe.
« Ce n’est pas l’heure des blagues »
« J’appelle une fois, il ne répond pas, je l’appelle une deuxième fois, il ne répond toujours pas. J’envoie un texto, pas de réponse. Je me dis ‘bon bah aux grands maux, les grands remèdes’ », a-t-il précisé, décrivant la frustration qui a suivi. Finalement, il a réussi à obtenir le numéro du ministère de l’Intérieur, mais a été confronté à un agent de permanence qui, pensant qu’il s’agissait d’une plaisanterie, lui a raccroché au nez après avoir entendu son appel concernant Retailleau.
Face à la réaction hostile à sa nomination, Bruno Le Maire a pris la décision de se retirer du gouvernement, une administration déjà fragilisée par la démission de Sébastien Lecornu. Après une brève période de services, le ministre a affirmé : « Je me casse, pas de problème », à l’attention du Premier ministre.
Concernant les répercussions de sa démission sur ses anciens privilèges, Bruno Le Maire a qualifié les interrogations sur le sujet d’« un peu lunaire ». Il a précisé : « Je n’ai pas pris d’indemnités quand je suis parti des finances en 2024, après y avoir passé sept ans. Je ne vais pas en prendre non plus, après avoir passé 12 heures comme ministre des Armées. » La situation soulève des questions plus larges sur la stabilité du gouvernement et les luttes internes au sein des Républicains, alors que les tensions politiques continuent d’intensifier le paysage politique français.