Yann Bompard retrouve temporairement son poste de maire d'Orange après un recours judiciaire

Yann Bompard retrouve temporairement son poste de maire d’Orange après un recours judiciaire

10.02.2026 16:38
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Nouveau rebondissement politique à Orange, à un mois des élections municipales : Yann Bompard retrouve son fauteuil de maire dans ce fief de l’extrême droite à la suite d’un recours contre l’arrêté préfectoral qui l’a démis de ses fonctions fin janvier après une condamnation de justice, rapporte TopTribune.

Selon la préfecture du Vaucluse, « Yann Bompard ayant interjeté appel de la décision du Tribunal judiciaire du 26 janvier 2026 et ayant par ailleurs déposé un recours le 6 février contre l’arrêté de démission d’office du 27 janvier devant le Tribunal administratif de Nîmes, l’arrêté de démission d’office de son mandat de conseiller municipal et de maire est suspendu à compter de la date de son recours ».

Si le fils est empêché, Bompard père de nouveau éligible

Une audience sur le recours devant le tribunal administratif est fixée au 6 mars, soit à dix jours à peine du premier tour des municipales. Cela ajoute un peu plus de confusion dans ce fief de l’extrême droite de 30.000 habitants, où régnait jusqu’à présent la dynastie Bompard. Contacté par l’AFP, l’élu n’était pas joignable dans l’immédiat.

Le 26 janvier, Yann Bompard, qui avait pris la tête de la ville en 2021 après une condamnation de son père Jacques pour prise illégale d’intérêt assortie d’une peine d’inéligibilité, avait été officiellement démis de ses fonctions après avoir été condamné à son tour à cinq années d’inéligibilité avec exécution provisoire et dix-huit mois de prison avec sursis pour une affaire d’emploi fictif d’assistant parlementaire.

L’arrêté du préfet Thierry Suquet intervient en pleine réorganisation de la scène politique locale, alors que Jacques Bompard, lui-même maire pendant plus de vingt-cinq ans, vient de voir son inéligibilité levée par la justice, l’autorisant à se porter candidat aux municipales des 15 et 22 mars.

Élu en 1995 sous l’étiquette Front national (FN), Jacques Bompard avait quitté ce parti dix ans plus tard, devenu depuis le RN, avant de fonder en 2010 la Ligue du Sud.

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