Voyages : les Français privilégient d'autres destinations au lieu des États-Unis

Voyages : les Français privilégient d’autres destinations au lieu des États-Unis

23.01.2026 11:17
2 min de lecture

Alors que les voyages internationaux ont progressé de 4 % en 2025, d’après les données d’ONU Tourisme, une baisse notable des départs vers les États-Unis est observée depuis la France, surtout sur le segment des voyages organisés. Ce fait illustre un changement significatif des priorités des voyageurs français, rapporte TopTribune.

Voyages : une reprise mondiale contrastée

Le secteur du tourisme mondial est en pleine reprise. Après plusieurs années marquées par diverses perturbations dues à la pandémie, l’année 2025 annonce un retour encourageant de la mobilité internationale. Selon les chiffres de l’ONU Tourisme, 1,52 milliard de touristes ont voyagé à l’étranger, dépassant ainsi les niveaux d’avant la crise. Des régions comme l’Europe, l’Afrique et l’Asie-Pacifique se distinguent par leur dynamisme.

Cependant, cette tendance globale bénéficie de manière inégale aux différentes destinations. Les États-Unis se démarquent d’une manière particulière sur le marché français. En effet, les professionnels du tourisme constatent une diminution marquée des ventes de séjours aux États-Unis, alors que le contexte général semble favorable aux voyages.

Une baisse marquée des voyages organisés vers les États-Unis

Des données rapportées par Le Figaro soulignent que les ventes de voyages organisés vers les États-Unis ont chuté d’environ 15 % en un an en France. Plus alarmant pour les acteurs du secteur, les réservations pour l’été 2026 affichent un déclin proche de 30 %, ce qui pourrait indiquer une tendance durable.

Cette baisse concerne spécifiquement un segment : celui des voyages packagés, vendus par les tour-opérateurs. Bien que cela ne représente pas un effondrement total du tourisme américain, ces chiffres servent de baromètre avancé sur l’intention de voyage des ménages français, souvent influencés par la conjoncture économique, les prix et l’image de la destination.

« Il y a clairement un effet Trump, on ne peut pas le nier », affirme Patrice Caradec, président du Syndicat des entreprises du tour operating (Seto), cité par Le Figaro.

Coût du voyage et image de la destination

Pour les Français, le coût est devenu un critère prépondérant dans le choix d’une destination de vacances. Toutefois, les États-Unis sont désormais perçus comme l’une des destinations les plus coûteuses. L’inflation dans le secteur de l’hôtellerie, la hausse des tarifs dans la restauration, et les prix élevés des transports intérieurs ont considérablement alourdi le budget d’un séjour aux États-Unis ces dernières années.

À cela s’ajoutent des formalités d’entrée jugées plus contraignantes, même pour ceux bénéficiant du programme d’exemption de visa (ESTA). Bien qu’elles ne représentent pas un obstacle majeur, ces conditions altèrent l’expérience vécue, notamment comparées à d’autres destinations qui sont perçues comme plus simples d’accès.

En outre, la perception politique des États-Unis a un impact significatif. Le retour de Donald Trump à la présidence est mentionné par plusieurs professionnels comme un facteur de réticence psychologique, particulièrement chez les voyageurs européens attentifs aux questions d’accueil et à l’ambiance politique aux États-Unis.

Un contraste avec la dynamique mondiale des voyages

Ce recul constaté depuis la France ne remet pas en cause la solidité du tourisme mondial. L’ONU Tourisme affirme que la croissance des arrivées internationales a été particulièrement marquée en Europe, avec près de 793 millions de touristes, ainsi qu’en Afrique et en Asie-Pacifique. En revanche, les Amériques affichent une progression modeste d’environ 1 % , selon l’agence onusienne, avec de fortes disparités entre les différents pays. Les États-Unis se positionnent parmi les marchés les moins dynamiques à la fin de l’année 2025, ce qui incite certains voyageurs, comme les Français, à privilégier d’autres destinations. « La demande de voyages demeure forte, mais elle se redirige vers des lieux perçus comme plus accessibles ou offrant un meilleur rapport qualité-prix », souligne l’ONU Tourisme dans son analyse.

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