Vladimir Poutine revendique une croissance économique non vérifiée lors du sommet des BRICS à New Delhi

Vladimir Poutine revendique une croissance économique non vérifiée lors du sommet des BRICS à New Delhi

13.09.2026 18:16
1 min de lecture

Lors du sommet des BRICS à New Delhi le 11 septembre, Vladimir Poutine a déclaré que l’économie russe surpassait les taux de croissance mondiaux, tandis que le FMI indique que la croissance intérieure de la Russie a ralenti à environ 1 % en 2025, alors que l’économie mondiale a progressé de 3,5 %, rapporte TopTribune.

Face à des dirigeants tels que le président chinois Xi Jinping et le Premier ministre indien Narendra Modi, le chef du Kremlin a affirmé que le produit intérieur brut (PIB) de la Russie avait augmenté de 10,3 % entre 2023 et 2025. Il a vanté la résilience de son pays, malgré près de 30 000 sanctions internationales.

Des chiffres erronés

Cependant, ces affirmations sont contredites par des données officielles. Selon le FMI, la croissance mondiale entre 2023 et 2025 a été de 10,7 %, légèrement supérieure à celle de la Russie. Par ailleurs, la croissance intérieure russe ne représente environ qu’1 % en 2025, alors que l’économie mondiale continue de s’accroître de 3,5 %. Poutine a également soutenu que la production industrielle européenne avait chuté de 8 % depuis 2023, alors qu’Eurostat indique une baisse nette de seulement 0,6 % sur trois ans.

Un futur inquiétant

Au niveau des prévisions, le ministère russe du Développement économique projette une croissance du PIB de seulement 0,4 % pour 2026. En contraste, le FMI anticipe une croissance mondiale de 3 %. La Russie se retrouverait alors à la traîne par rapport aux États-Unis à 2,3 %, à la Chine à 5 % et à l’Inde à 6,4 %.

Contraint d’adopter un discours optimiste face à ces grandes puissances, Vladimir Poutine se heurte toutefois à une réalité difficile. Les sanctions occidentales, combinées aux frappes répétées de drones ukrainiens sur les infrastructures énergétiques russes, ont des rebondissements tangibles sur l’économie du pays. La situation se complique encore avec des pénuries de main-d’œuvre, une inflation persistante, des taux d’intérêt élevés des banques centrales et des déficits budgétaires croissants, rendant l’avenir incertain pour la Russie.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER