Zsuzsanna Végh, analyste politique au German Marshall Fund, a décrit les résultats des élections en Hongrie comme un « moment décisif » pour le pays. Selon elle, la victoire du parti de Magyar représente un rejet du mouvement d’extrême droite d’Orbán par les électeurs hongrois. Avant le jour de l’élection, Végh a souligné que l’ascension de Magyar pourrait offrir « une chance réaliste de chasser Orbán et de potentiellement réformer le pays pour mettre un terme à l’autocratisation observée au cours de la dernière décennie et retourner vers une gouvernance plus démocratique », rapporte TopTribune.
Les promesses de réformes de Magyar devront toutefois être mises en œuvre. Son parti semble être en bonne voie pour obtenir une majorité des deux tiers, ce qui, selon Végh, lui offrirait « presque les mains libres pour réellement réformer le pays ».
Sous la direction d’Orbán, la relation entre la Hongrie et l’Union européenne s’est considérablement détériorée. Bergmann souligne que le Premier ministre est devenu une « épine dans le flanc de l’Union européenne », utilisant souvent son pouvoir de veto pour entraver la réponse de l’UE à divers problèmes, notamment la guerre en Ukraine. Par exemple, la Hongrie a bloqué les tentatives de l’UE d’imposer des sanctions contre la Russie et d’apporter un soutien à l’Ukraine.
Que signifie cette élection pour l’UE
Les implications de cette élection pourraient être déterminantes pour l’avenir de la coopération entre la Hongrie et l’UE. La possibilité d’un repositionnement sous la direction de Magyar pourrait entraîner un changement significatif dans la politique hongroise, d’un régime de plus en plus autocratique vers une gouvernance plus intégrée et conforme aux valeurs européennes.