Le Nigeria se trouve à un pas de sa deuxième finale consécutive de la CAN 2025, mais la route s’annonce ardue. Les Super Eagles affronteront le Maroc, hôte de la compétition et grand favori, mercredi en demi-finale, rapporte TopTribune.
Lors des quarts de finale, les Super Eagles ont écrasé l’Algérie, affichant une performance impressionnante avec 14 buts marqués et une série de victoires. Malgré les tensions concernant la non-qualification pour le Mondial 2026 et les primes impayées, l’équipe dirigée par le Franco-Malien Éric Chelle reste concentrée. Chelle a néanmoins tempéré les attentes en soulignant l’importance de chaque match dans un tournoi aussi compétitif.
« L’Algérie a été notre plus gros test. Maintenant, le Maroc est notre plus gros test. Chaque match qui passe est un test encore plus difficile que le précédent », a déclaré Éric Chelle lors d’une conférence de presse. « Nous abordons chaque rencontre comme si c’était la dernière. »
Le mauvais souvenir des tirs au but
Les supporters nigérians craignent un scénario similaire à celui du tournoi de barrage pour la Coupe du Monde 2026, où le Nigeria a été éliminé par la RD Congo lors d’une séance de tirs au but. Pour éviter que cela ne se reproduise, Éric Chelle a affirmé que des préparations spécifiques avaient été mises en place.
« En tant que coach, je peux vous dire qu’on a bien préparé les tirs au but. Mais, en tant qu’homme, je peux aussi vous dire qu’on va faire une prière à la mosquée », a plaisanté le coach charismatique.
Historiquement, les possibilités d’atteindre cette phase de la compétition en tirs au but semblent minimes. Le Maroc et le Nigeria se sont affrontés dix fois, et aucun des matches n’a jamais abouti à un match nul.
Le sélectionneur marocain, Walid Regragui, espère également voir un match spectaculaire, déclarant : « J’espère qu’il y aura du spectacle et des buts dans ces demi-finales pour valoriser le football africain. »