Une météorite d'une valeur de 3,6 millions d'euros déclarée comme sculpture interceptée par les douanes russes.

Une météorite d’une valeur de 3,6 millions d’euros déclarée comme sculpture interceptée par les douanes russes.

06.02.2026 13:40
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À Saint-Pétersbourg, les autorités douanières russes ont annoncé avoir intercepté un imposant fragment de météorite camouflé à l’intérieur d’un conteneur maritime. Selon les documents d’expédition, ce morceau était inscrit comme un simple objet décoratif et a été évalué à environ 323 millions de roubles, soit près de 3,6 millions d’euros. Cette affaire, révélée jeudi, a conduit à l’ouverture d’une enquête, rapporte TopTribune.

Découverte majeure par les douanes à Saint-Pétersbourg

Le 5 février, les douanes russes ont fait savoir que la découverte avait eu lieu au port de Saint-Pétersbourg lors d’un contrôle de fret. Dans leur communiqué, les autorités ont expliqué que l’objet a été détecté au moment du passage au scanner d’un conteneur maritime. Elles l’ont qualifié de bien sensible, en déclarant : « Cette marchandise d’importance stratégique a été détectée lors du scan d’un conteneur maritime dans le port de Saint-Pétersbourg ».

Le conteneur était destiné au Royaume-Uni et le fragment se trouvait dans une caisse décrite comme une caisse d’expédition classique. Les douanes n’ont pas donné de détails sur les circonstances de l’acheminement du fragment vers la Russie, ni sur l’identité des expéditeurs ou des destinataires.

Selon les informations relayées, l’objet est décrit comme un fragment de météorite énorme, de couleur noire et de forme oblongue. Une vidéo a été diffusée, montrant l’ouverture de la caisse et le déballage de la pièce, sans fournir d’autres précisions techniques sur les analyses effectuées à ce stade.

Une sculpture déclarée, mais un fragment de plus de 2,5 tonnes saisi

Les autorités se sont concentrées sur le fait que l’objet a été déclaré en tant qu’objet d’exportation clandestine, ayant été présenté comme « une sculpture destinée à l’aménagement paysager ». Cette mention a attiré l’attention des douanes durant le contrôle.

Le poids du fragment est un autre point crucial des informations disponibles : les douanes indiquent qu’il s’agit d’un objet pesant plus de 2,5 tonnes. Ce détail met en évidence son caractère exceptionnel, étant nettement supérieur aux petits fragments souvent commercialisés dans des boutiques de souvenirs ou scientifiques.

Les autorités ont également fourni une valeur estimative : le fragment a été évalué à environ 323 millions de roubles, soit près de 3,6 millions d’euros. Cette estimation, issue des douanes, n’est pas accompagnée d’éléments méthodologiques exposant la manière dont le montant a été établi (comparaisons de marché, expertise, critères scientifiques ou patrimoniaux).

Enfin, l’annonce souligne qu’une enquête a été ouverte. À ce sujet, les douanes n’ont pas fourni de détails précis, se contentant d’indiquer qu’une procédure a été engagée pour clarifier la situation, sans mentionner les qualifications retenues ni un calendrier judiciaire éventuel.

Identification possible du fragment de la météorite Aletai

Les douanes russes avancent une identification : il pourrait s’agir d’un fragment de la météorite Aletai, décrite comme « l’une des plus grandes météorites de fer connues », découverte en 1898 au Xinjiang, en Chine, et âgée de 4,5 milliards d’années, selon leurs informations.

Ces indications représentent, à ce jour, la principale base publique portant sur l’origine présumée de la pièce. Les autorités ne précisent pas si cette identification repose sur une analyse scientifique formelle, des comparaisons avec des fragments connus ou des éléments déclaratifs liés à la cargaison.

En résumé, les faits établis par les douanes se résument à : un conteneur contrôlé à Saint-Pétersbourg, un envoi vers le Royaume-Uni, un objet déclaré comme décoratif mais qualifié par les autorités de météorite de plus de 2,5 tonnes, ainsi qu’une évaluation à 3,6 millions d’euros et l’ouverture d’une enquête.

Pour l’instant, les douanes n’ont pas fourni d’informations publiques sur le cheminement antérieur du fragment, ni sur la façon dont il a été introduit en Russie. De même, aucune indication n’a été donnée concernant la destination finale prévue au Royaume-Uni, en dehors de la mention d’un départ prévu, ni sur d’éventuels intermédiaires logistiques.

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