Une étude confirme la sécurité du vaccin Abrysvo contre la bronchiolite chez les nouveau-nés en France

Une étude confirme la sécurité du vaccin Abrysvo contre la bronchiolite chez les nouveau-nés en France

19.11.2025 12:26
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Le vaccin Abrysvo protège les nouveau-nés contre les infections dues au virus respiratoire syncytial, notamment la bronchiolite, qui peut s’avérer grave chez les jeunes enfants. Ce vaccin recourt à une immunisation passive, ciblant les femmes enceintes vaccinées entre 32 et 36 semaines d’aménorrhée. La campagne de vaccination a débuté en France le 1er septembre, rapporte TopTribune.

Une étude française, publiée le 14 novembre dans la revue Obstetrics and Gynecology, a été conduite pour évaluer la sécurité du vaccin Abrysvo pour la mère et l’enfant. Les risques examinés incluent la naissance prématurée, l’accouchement dans la semaine ou dans les trois semaines suivant la vaccination, le décès à la naissance, un faible poids à la naissance, la césarienne, l’hémorragie périnatale ou post-partum, la prééclampsie et tout événement cardiovasculaire grave, y compris le décès maternel.

Un point de vigilance pour les femmes vaccinées à 32 semaines d’aménorrhée

Cette recherche, menée par EPI-PHARE, un groupement d’intérêt scientifique entre l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et la Cnam, s’est appuyée sur la base nationale de données de santé (SNDS), incluant toutes les femmes ayant accouché après 22 semaines d’aménorrhée entre le 15 septembre et le 31 décembre 2024. Au total, 29 032 femmes ont été vaccinées durant cette période.

Pour garantir une comparaison équitable, les femmes vaccinées ont été appariées avec des femmes non vaccinées ayant des caractéristiques similaires, telles que des antécédents de prématurité et une vaccination contre la grippe pendant la grossesse. Les résultats n’ont révélé aucun risque accru associé au vaccin Abrysvo. Cependant, un point de vigilance subsiste pour les femmes vaccinées avant ou à 32 semaines d’aménorrhée. « Chez ces femmes, qui ne représentent que 6 % des femmes vaccinées, une légère augmentation du risque de naissance prématurée ne peut être écartée. Bien qu’un lien de causalité avec la vaccination ne puisse être établi à partir de cette étude, cette tendance, déjà observée dans des études antérieures, fait actuellement l’objet d’un suivi renforcé », souligne l’ANSM.

Source : Epi-Phare, ANSM

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