Une enquête ouverte après la brûlure d'une poupée géante de Jordan Bardella au carnaval d'Hasparren

Une enquête ouverte après la brûlure d’une poupée géante de Jordan Bardella au carnaval d’Hasparren

13.02.2026 15:37
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Le parquet de Bayonne a ouvert une enquête suite à la brûlure d’une poupée géante représentant Jordan Bardella lors d’un carnaval traditionnel au Pays basque, a annoncé l’institution vendredi. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré le mannequin, habillé en bleu, blanc et rouge et portant un brassard « I LOVE MARINE », en train d’être incendié sur la place publique d’Hasparren, le 7 février, rapporte TopTribune.

Mariel Garrigos, procureure de la République à Bayonne, a émis un communiqué précisant que « ces faits étant susceptibles de constituer des infractions, une enquête préliminaire a été ouverte le 12 février ». La procédure vise des actions potentielles d’« outrage sur une personne dépositaire de l’autorité publique », de « provocation publique à la commission d’infractions ou à la violence » ciblant un individu pour ses opinions politiques, ainsi que de « menace de commettre un crime ou un délit à l’encontre d’une personne investie d’un mandat public électif ».

Une tradition qui remonte au moins à 1587

Plusieurs élus du Rassemblement national (RN) ont dénoncé cet incident. Le député européen Matthieu Valet a accusé « l’extrême gauche » d’avoir transformé le carnaval en « tribune de haine », tandis que le député de l’Oise, Philippe Ballard, a qualifié cela de « mise en scène de haine politique ». Les investigations ont été déléguées à la brigade de recherches de la gendarmerie de Bayonne.

La tradition de Saint Pansart, ou Zan Pantzar en basque, remonte à au moins 1587, selon une fiche de l’Institut culturel basque. Cet événement, organisé un samedi de la « période grasse » précédant le Carême, se réalise sous forme de théâtralisation où se jouent les règlements de comptes et les thématiques de la mort et du deuil de l’année écoulée.

Dans ce cadre, Zan Pantzar se manifeste sous l’apparence d’un mannequin qui est « jugé sur une place publique, symboliquement condamné et brûlé », comme le précise une fiche élaborée en 2020 à la demande du ministère de la Culture, dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention de l’Unesco pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.

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