Une enquête ouverte après le brûlage d’une poupée représentant Jordan Bardella au carnaval d’Hasparren
Le parquet de Bayonne a ouvert une enquête suite à l’incendie d’une poupée à l’effigie de Jordan Bardella lors du carnaval d’Hasparren, qui s’est déroulé le 7 février. La vidéo de cet événement, diffusée sur les réseaux sociaux, montre la poupée géante en costume, évoquant le président du Rassemblement national, brûlée au milieu d’une représentation festive, rapporte TopTribune.
Cette procédure a été initiée après une demande du préfet des Pyrénées-Atlantiques, conformément à l’article 40, qui impose aux fonctionnaires de signaler les crimes et délits au procureur de la République. Le procureur a confirmé l’ouverture de l’enquête, mettant en lumière la gravité d’un acte perçu comme une menace contre les valeurs démocratiques.
Dans la vidéo, le figurant, habillé en costard et positionné sur des palettes, porte des brassards dont l’un affiche « I <3 Marine" et l'autre "RN", faisant référence à Marine Le Pen et au Rassemblement national. Sur les réseaux sociaux, le député européen et porte-parole du RN, Mathieu Valet, a dénoncé l’incident, déclarant que l'extrême gauche utilise la violence comme moyen d'expression politique, transformant le carnaval en tribunal de la haine.
Le carnaval d’Hasparren est traditionnellement un événement festif dans la région, et cet incident a suscité de vives réactions, notamment en raison de son caractère provocateur dans un contexte politique déjà tendu. Les autorités locales et les acteurs politiques s’interrogent sur les implications de ce type d’action dans le cadre d’un climat démocratique et républicain.
Ce développement souligne les tensions croissantes autour des discours politiques en France, notamment ceux qui touchent directement aux figures emblématiques du paysage politique national. L’interaction entre tradition culturelle et enjeux politiques pose la question de la liberté d’expression et des limites à ne pas franchir dans le débat public.