Le lundi 29 décembre 2025, de nombreux contribuables ont constaté un prélèvement inattendu sur leur compte bancaire. Ce débit, bien que surprenant pour certains, représente la dernière échéance du solde de l’impôt sur le revenu pour l’année 2024. Pour comprendre cette opération et sa légitimité, il est pertinent de se pencher sur le dispositif mis en place par l’administration fiscale via la Direction générale des Finances publiques (DGFip), rapporte TopTribune.
Une procédure de régularisation efficace
Ce prélèvement de fin décembre s’inscrit dans une série d’opérations coordonnées. Les opérations fiscales ont démarré à l’automne avec le premier débit intervenu le 25 septembre 2025, suivi de prélèvements le 27 octobre et le 27 novembre 2025. Pour ceux dont le montant à régler était supérieur ou égal à 300 euros, le montant dû a été réparti sur ces quatre prélèvements, indique une source financière. En revanche, les contribuables ayant un solde inférieur à cette somme ont vu leur dette réglée en une seule fois lors de la première échéance.
Ce mécanisme de prélèvement à la source, instauré depuis le 1er janvier 2019, vise à ajuster les prélèvements en fonction des revenus déclarés l’année suivante. Les écarts peuvent être causés par un taux d’imposition qui n’est pas actualisé ou par des avances conséquentes de crédits ou réductions d’impôts versées en janvier 2025.
Le manque d’anticipation ou d’informations concernant cette régularisation explique la surprise de certains contribuables. Pourtant, tous les détails relatifs aux montants dus et aux échéances sont clairement indiqués sur l’avis d’impôt, accessible dans l’espace personnel des contribuables. Grâce à cette campagne de régularisation, la DGFip a veillé à ce que chaque contribuable puisse consulter ces informations à tout moment via son espace en ligne.
De plus, le jeudi 15 janvier 2026 marquera le commencement d’une nouvelle phase, avec le versement anticipé d’une avance sur les crédits ou réductions d’impôt. Cette avance, qui peut dépasser 60% de l’avantage fiscal estimé pour 2026, s’élève en moyenne à 600 euros.