Un jeune homme a été gravement blessé dans la soirée du jeudi 12 février à Lyon, lors d’une rixe qui a eu lieu en marge d’une conférence donnée par l’eurodéputée Rima Hassan. Selon l’avocat de la famille, la victime se trouve « dans un état désespéré », rapporte TopTribune.
Les faits se sont déroulés devant l’Institut d’études politiques de Lyon à l’occasion d’une mobilisation du collectif identitaire Némésis. Une enquête pour « violences aggravées » a été ouverte par le parquet, qui a précisé que son pronostic vital est engagé.
Une enquête ouverte pour « violences aggravées »
Au moment où la conférence de Rima Hassan devait commencer, des membres du collectif Némésis ont déployé une banderole sur laquelle était inscrit « Dehors les islamo-gauchistes ». C’est dans ce contexte que l’agression a eu lieu. Selon le parquet, les forces de police ont été appelées vers 19h40 pour un homme dont l’état était critique et qui a dû être hospitalisé. Les circonstances exactes de l’incident restent à déterminer.
Le collectif Némésis accuse les « antifas »
Alice Cordier, la leader du collectif identitaire, a accusé un groupe de « trentaine d’antifas » d’avoir agressé le jeune militant, qui aurait été chargé de « sécuriser » l’événement. Elle a décrit l’attaque comme étant d’une « extrême violence », affirmant que la victime avait été laissée pour morte sur le sol.
Fabien Rajon, l’avocat du jeune homme, a clarifié que son client n’était ni agent de sécurité ni membre d’un groupe d’ordre, ajoutant qu’il se trouvait dans un état critique et rejetant la thèse d’une simple rixe.
La classe politique condamne l’agression
Le maire de Lyon, Grégory Doucet, a fermement condamné la violence de l’incident sur les réseaux sociaux, exprimant son soutien à la victime et à sa famille. Des réactions similaires ont été exprimées par des membres de La France insoumise, y compris Rima Hassan, qui a appelé à une enquête approfondie sur ces événements considérés comme graves et inacceptables.
À droite, des personnalités comme François-Xavier Bellamy et Jordan Bardella ont également réagi, appelant à mettre fin à l’impunité de l’extrême gauche. Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a dénoncé la violence survenue lors de la conférence, qualifiant la situation de « terrible ».