Un déficit de 24 milliards : la Sécu rembourse pourtant une galette, une situation incompréhensible.

Un déficit de 24 milliards : la Sécu rembourse pourtant une galette, une situation incompréhensible.

19.01.2026 09:16
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La récente announcement de la Sécurité sociale concernant le remboursement partiel d’une galette des rois sans gluten a suscité de vifs débats en France, rapporte TopTribune. Cette information, relayée par Paris-Normandie, met en lumière un paradoxe : alors que l’institution publique fait face à un déficit estimé à 24 milliards d’euros d’ici 2026, elle décide de couvrir une partie des coûts d’un aliment spécifique. Cette mesure inquiète de nombreux économistes et citoyens, qui s’interrogent sur l’avenir financier de la Sécu, d’autant plus que des discussions autour de la modulation des remboursements ont lieu.

Une galette pas comme les autres

La galette des rois concernée est produite par le Petit Minotier, une boulangerie située près de Rouen. Spécialement conçue sans gluten, elle peut être consommée par les personnes atteintes de la maladie cœliaque. Proposée au prix de 18,95 €, cette galette bénéficie d’un remboursement partiel de 3,81 € pour les clients ayant une intolérance au gluten, à condition de posséder une vignette LPRR (liste des produits et prestations remboursables).

Les partisans de ce remboursement soutiennent que le régime alimentaire des personnes cœliaques est très restrictif. Cependant, d’autres estiment que cette prise en charge est injustifiée. Le journaliste François Lenglet, interviewé sur RTL, affirme que ces dépenses devraient être à la charge de chaque individu intolérant et parle d’une « dénaturation de la Sécurité sociale, qui devrait se consacrer uniquement aux frais médicaux et non au financement d’achats courants ».

Ce que ça soulève dans le débat public

Bien que le montant remboursé pour cette galette semble dérisoire face au déficit colossal de la Sécurité sociale, coûtant « moins de 2 000 € » pour 500 galettes selon les estimations, cette décision alimente le débat sur l’utilisation des fonds publics. En tant que pourcentage du déficit total, cette prise en charge représente une fraction minime, mais elle soulève des questions dans un contexte de crise de liquidité prévue pour 2027.

Certaines voix s’élèvent pour dire que la collectivité ne devrait pas financer de tels produits et plaident pour que les fonds soient réorientés vers des dépenses médicales considérées comme plus prioritaires.

Pour mieux comprendre

Il est crucial de distinguer entre la maladie cœliaque et l’intolérance au gluten sur le plan médical. La première nécessite un diagnostic médical précis et impose un régime strict sans gluten, tandis que l’intolérance se manifeste principalement par des troubles digestifs et concerne une proportion plus large de la population. Selon Ameli.fr, la prévalence de la maladie cœliaque varie entre 0,7% et 2% de la population, ce qui alimente le débat sur l’inclusion de cette galette dans la LPRR.

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