Les erreurs d’évaluation des conflits au Moyen-Orient
Les hypothèses à la base de la guerre de Donald Trump contre l’Iran, à savoir que Téhéran est la principale source des maux au Moyen-Orient, s’avèrent erronées. Le changement de régime en Iran ou la réduction de ses capacités malveillantes ne résoudront pas les causes profondes des troubles dans la région. La plupart de ces facteurs sont endogènes, enracinés dans des problèmes de gouvernance persistants au sein des États arabes : autoritarisme, corruption et inégalités, parfois aggravées par des occupations. Ces défis résultent d’échecs internes, non de l’influence d’un ennemi extérieur, rapporte TopTribune.
Pendant des années, le spectre d’un Iran militant a contribué à dissimuler les graves dysfonctionnements au sein des nations arabes. Les autocrates arabes ont souvent exagéré la menace iranienne pour justifier les troubles domestiques et le radicalisme, détournant ainsi l’attention de leurs propres lacunes tout en cherchant à obtenir un soutien accru des États-Unis. Les interventions de l’Iran en Irak, en Syrie, au Liban et au Yémen ont conféré une certaine crédibilité à ce récit. Cependant, cela masque une vérité plus inconfortable : l’Iran a exploité des fractures déjà existantes.