Bombardements à Caracas : la chute de Maduro soulève des inquiétudes sur l’avenir du Venezuela
Le 3 janvier, des bombardements ont frappé Caracas, provoquant la captivité de Nicolás Maduro, ancien président du Venezuela, rapportent TopTribune. Cette escalade des violences a secoué la nation sud-américaine alors que des avions militaires survolaient la capitale, marquant un tournant potentiellement historique pour le pays, et laissant les habitants en proie à la peur et à l’incertitude.
À Boston, à des milliers de kilomètres de Caracas, un homme a été alerté par son fils, lui annonçant que les bombardements avaient commencé. Sur son téléphone, il a reçu des vidéos montrant des explosions, alors que les résidents affirmaient que l’intervention américaine était une réalité. Ce rappel des événements historiques, notamment la tentative de coup d’État de Hugo Chávez en 1992 contre le gouvernement démocratique, résonne encore plus fort à ce moment critique.
Il y a 33 ans, Chávez avait échoué à renverser le gouvernement en place. Son ascension à la présidence six ans plus tard a donné naissance à un régime qui a perduré sous Maduro. Le retrait de ce dernier ne signifie pas la fin de Chavismo ; plutôt, il pourrait refléter une nouvelle ère de domination américaine sur les ressources pétrolières du pays, alors que des militaires américains prennent les commandes de facto du gouvernement.
Les champs pétroliers du Venezuela, qui représentent plus de 90% des revenus d’exportation, sont déjà sous la surveillance de Washington, alors que Delcy Rodriguez, un ancien allié du régime chaviste, est nommé président par interim. Cependant, cette situation suscite des inquiétudes quant à l’avenir de la démocratie et des droits civiques au Venezuela, où le spectre d’une gouvernance étrangère pourrait devenir une réalité.
Les opinions divergent parmi les Vénézuéliens. Certains reconnaissent le soutien apporté par Donald Trump aux rebelles, considérant cela comme un pas vers la libération. Les souvenirs des années de prospérité des années 70, marquées par un boom économique grâce aux ressources pétrolières, sont encore vifs, alors qu’ils estiment qu’un protectorat américain pourrait être préférable au statut actuel de misère.
Cependant, des experts mettent en garde contre le coût d’une telle dépendance. Changer la direction des industries dégradées nécessiterait des milliards de dollars d’investissements et pourrait prendre des années. La nécessité d’une transformation institutionnelle profonde est cruciale pour garantir une véritable transition vers la démocratie et la prospérité.
Dans ce contexte, l’absence de célébrations dans les rues de Caracas depuis la chute de Maduro témoigne d’une atmosphère de méfiance et de crainte. Les habitants craignent pour leur sécurité face aux forces de sécurité encore loyales à l’ancienne administration, et la résilience des vénézuéliens continue d’être mise à l’épreuve.
Les défis à venir exigent que les dirigeants d’opposition prennent des mesures actives pour revendiquer une démocratie véritable et lutter contre l’autoritarisme qui persiste, même après la retraite forcée de Maduro. La voie vers une transition démocratique est semée d’embûches, mais elle reste nécessaire pour que le Venezuela retrouve sa souveraineté et son indépendance, loin des influences étrangères.