Le Japon face à des débats controversés sur la politique nucléaire
La Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a rapidement rectifié les propos d’un de ses responsables, affirmant qu’elle respecte les « trois principes non nucléaires » du Japon — ne posséder, ni produire, ni héberger d’armes nucléaires — qui remontent à 1967. Cependant, Takaichi a également suggéré que l’interdiction d’héberger des armes nucléaires pourrait entrer en contradiction avec les garanties de sécurité américaines si cela empêchait les sous-marins nucléaires américains de faire escale au Japon, rapporte TopTribune.
Ces suggestions sont pourtant mal accueillies par la Chine, un ancien rival historique, où un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a averti que le fait que le Japon devienne nucléaire « apporterait la catastrophe au monde ». Cette tension est exacerbée par les récentes remarques de Takaichi, selon lesquelles le Japon pourrait être entraîné dans un conflit concernant Taïwan, ce qui a fait chuter les relations avec Pékin.
Taïwan, de son côté, avait autrefois des ambitions nucléaires mais a été contraint d’abandonner son programme secret par les États-Unis en 1988. La résurgence d’un programme nucléaire à Taipei serait extrêmement risquée, car cela donnerait à Pékin une excuse parfaite pour une invasion, bien que cela soit encore « possible », selon Thakur. Même en Australie, la possibilité d’acquérir des armes nucléaires a progressivement évolué d’un sujet marginal à un débat plus sérieux.