Trump accuse Kyiv de bloquer l’accord de paix sur l’Ukraine
Trump accuse Kyiv de bloquer l’accord de paix sur l’Ukraine

Trump accuse Kyiv de bloquer l’accord de paix sur l’Ukraine

15.01.2026 18:45
2 min de lecture

Le 15 janvier 2026, le président américain Donald Trump a déclaré que l’Ukraine, et non la Russie, entravait la conclusion d’un accord de paix visant à mettre fin à la guerre. Selon lui, le président russe serait prêt à s’engager sur la voie d’un règlement, tandis que Kyiv retarderait les discussions, une affirmation formulée dans un contexte de frustration croissante face à l’absence de progrès des négociations menées avec des médiateurs américains, comme l’a rapporté les déclarations de Donald Trump sur le blocage des pourparlers de paix en Ukraine.

Ces propos interviennent alors que les discussions butent toujours sur des points centraux, notamment le statut du Donbass et les garanties de sécurité exigées par l’Ukraine. Dans le même temps, la Russie a intensifié ses frappes contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes, ajoutant une pression militaire et humanitaire directe au cadre diplomatique déjà fragile.

Une lecture contestée du blocage diplomatique

À Kyiv, l’accusation selon laquelle le président Volodymyr Zelensky retarderait volontairement un accord est jugée infondée. Les autorités ukrainiennes rappellent que la Russie reste l’agresseur ayant lancé une invasion à grande échelle et poursuivi des opérations offensives visant l’occupation de territoires ukrainiens. Dans ce contexte, accepter un accord qui entérinerait des pertes territoriales ou une atteinte à la souveraineté nationale est considéré comme juridiquement et politiquement impossible.

Plusieurs analystes et diplomates occidentaux soulignent également que Moscou ne manifeste pas de volonté tangible de compromis. Le Kremlin continue de rejeter des propositions de cessez-le-feu temporaire et avance des exigences jugées inacceptables pour Kyiv, ce qui contribue à figer les négociations et à prolonger le conflit.

La stratégie russe du temps long

Le prolongement de la guerre sert avant tout les intérêts de la Russie, qui cherche à améliorer sa position militaire afin d’imposer ultérieurement des « réalités sur le terrain ». En parallèle des discussions diplomatiques, Moscou maintient une pression constante par des attaques de missiles et de drones contre des cibles civiles et énergétiques, notamment en période hivernale, aggravant les risques humanitaires.

Cette combinaison de négociations formelles et d’escalade militaire suggère une stratégie visant à renforcer le levier de contrainte sur l’Ukraine et ses partenaires, plutôt qu’à créer les conditions d’une désescalade durable.

Des déclarations aux effets politiques sensibles

Les propos de Donald Trump sont perçus par de nombreux responsables européens comme potentiellement déstabilisateurs. En attribuant la responsabilité de l’impasse à Kyiv, ils risquent de fragiliser le consensus occidental en faveur du soutien politique, financier et militaire à l’Ukraine, tout en renforçant indirectement la position de négociation de Moscou.

Plusieurs dirigeants européens rappellent que la perspective d’un véritable accord de paix dépend avant tout d’un changement de comportement de la Russie. À leurs yeux, la dissuasion et le soutien continu à l’Ukraine demeurent des conditions essentielles pour éviter qu’un « accord à tout prix » ne crée un précédent susceptible d’encourager de futures agressions.

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