Trottinettes électriques, vélos et fat bikes : quelles sont les exigences en matière d'assurance ?

Trottinettes électriques, vélos et fat bikes : quelles sont les exigences en matière d’assurance ?

19.01.2026 11:07
3 min de lecture

Au moyen d’une récente campagne de sensibilisation radio nationale, la Sécurité routière met l’accent sur les obligations légales concernant les trottinettes électriques et autres véhicules à moteur. Il s’agit d’une clarification nécessaire, car la distinction entre les véhicules nécessitant une assurance et ceux qui n’en ont pas reste souvent floue pour de nombreux utilisateurs, rapporte TopTribune.

Trottinettes électriques : une règle essentielle, mais encore mal connue

Cette campagne de la Sécurité routière repose sur une règle simple : tout véhicule dont le mouvement dépend exclusivement d’un moteur requiert une assurance adéquate. En revanche, lorsque le déplacement repose uniquement sur la force physique de l’utilisateur, l’assurance n’est pas exigée par la loi.

Ce rappel survient à une époque où les dispositifs de mobilité se multiplient dans l’espace public, en particulier les trottinettes électriques, sans que les utilisateurs ne soient toujours pleinement conscients des responsabilités juridiques qui en découlent. Les autorités affirment que cette ignorance alimente les difficultés rencontrées lors des accidents, en particulier en termes d’indemnisation des victimes.

Dans son dernier communiqué, la Sécurité routière insiste sur le fait que « tous les engins motorisés de déplacement personnel doivent être couverts par une assurance en responsabilité civile », ce qui concerne tant les appareils personnels que ceux mis à disposition par un service de location.

Vélo, VAE, fat bike, trottinette : qui doit être assuré ?

Pour clarifier les points d’ombre, la Sécurité routière précise dans son communiqué diffusé le 15 janvier quelles sont les situations dans lesquelles l’ assurance est requise.

Le vélo traditionnel, qui se déplace uniquement grâce à l’effort de son cycliste, n’est soumis à aucune obligation d’assurance spécifique.

Le vélo à assistance électrique (VAE) suit une logique similaire. Son moteur n’intervient qu’en complément du pédalage et se coupe lorsque la vitesse dépasse 25 km/h. Ne pouvant avancer sans l’intervention de l’utilisateur, il n’exige pas d’assurance.

La situation diffère pour les fat bikes électriques, également appelés speed bikes, qui peuvent dépasser 25 km/h. Dans ce cas, le moteur permet un déplacement autonome : l’assurance devient alors obligatoire.

Enfin, les engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) — tels que les trottinettes électriques, les monoroues, les gyropodes et les hoverboards — fonctionnent uniquement grâce à leur moteur, sans nécessiter d’effort musculaire. De ce fait, ils doivent impérativement être couverts par une assurance, quel que soit leur mode d’acquisition ou d’utilisation.

59% des conducteurs d’EDPM impliqués dans un accident ne sont pas assurés

Au-delà des obligations légales, l’assurance représente une question cruciale pour la sécurité routière. Selon la Délégation interministérielle à la Sécurité routière, 59% des individus utilisant des EDPM et impliqués dans un accident n’étaient pas assurés. C’est un problème majeur tant pour les victimes que pour les conducteurs eux-mêmes.

En cas d’accident responsable, l’absence d’assurance peut entraîner des coûts financiers importants pour couvrir les blessures et dommages causés à autrui. Ces dépenses peuvent rapidement se chiffrer à des montants excessifs, dépassant largement le coût d’une assurance appropriée.

C’est pour faire face à cette réalité que la Sécurité routière a lancé, à la mi-janvier, une campagne nationale de sensibilisation diffusée sur les ondes radio entre le 15 janvier et le 3 février 2026, visant à rappeler les obligations légales et à encourager des comportements plus responsables.

Des règles d’utilisation strictes pour les trottinettes électriques

Les trottinettes électriques ne sont pas uniquement soumises à une obligation d’assurance. Leur utilisation est régie par un ensemble de règles destinées à réduire les risques d’accident.

L’âge minimum pour conduire est fixé à 14 ans. La vitesse maximale autorisée est de 25 km/h. La circulation sur les trottoirs est interdite, sauf exceptions locales, et l’utilisation est restreinte aux pistes cyclables ou, à défaut, à la chaussée en agglomération.

Des exigences précises en matière d’équipement existent : des feux avant et arrière, des dispositifs réfléchissants et un avertisseur sonore sont obligatoires. De nuit ou en cas de faible visibilité, un équipement rétro-réfléchissant doit être porté. Certaines pratiques sont strictement interdites, notamment le transport de passagers, l’utilisation d’écouteurs et l’utilisation d’un téléphone en main pendant la conduite.

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