Thierry Breton critique l'absence de soutien de la Commission européenne après les sanctions américaines

Thierry Breton critique l’absence de soutien de la Commission européenne après les sanctions américaines

25.02.2026 22:16
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Thierry Breton a exprimé son regret, mercredi, face à l’absence de soutien politique fort de la Commission européenne suite aux sanctions américaines imposées contre lui. Auditionné en visioconférence par le Parlement européen, l’ancien commissaire a souligné que l’exécutif européen s’était contenté de proposer une prise en charge partielle ou totale de ses frais d’avocat pour contester cette décision, sans initiative politique directe, rapporte TopTribune.

Interdit de séjour aux États-Unis depuis décembre 2025, Thierry Breton est accusé par le département d’État américain de « censure » en lien avec son rôle dans la mise en œuvre du règlement européen sur les services numériques (DSA). L’ancien commissaire a insisté sur la nécessité d’une intervention politique au plus haut niveau pour résoudre ce conflit. « Ce qui m’importe, c’est de veiller à ce qu’un dialogue soit engagé au plus haut niveau politique, à l’instar de celui que le président Macron propose d’ouvrir avec le président Donald Trump. C’est, à mon avis, la seule solution pour dissiper ce malentendu », a-t-il déclaré.

Intervention de Macron auprès de Trump

Thierry Breton a également précisé que cette affaire dépasse son cas personnel et touche à l’indépendance des institutions européennes. « Il est nécessaire d’avoir une discussion au plus haut niveau pour annuler cette décision. Non seulement pour mon cas, mais aussi parce que nous devons nous assurer et clarifier pour tous que notre législation, nos règles, suivent un processus démocratique très rigoureux », a-t-il affirmé, appelant à défendre l’autonomie réglementaire européenne face aux pressions extérieures.

Dans ce contexte, Emmanuel Macron est intervenu auprès de Donald Trump pour demander la levée des sanctions visant plusieurs citoyens européens, dont Thierry Breton et le juge Nicolas Guillou. Dans une lettre révélée par La Tribune Dimanche et consultée par l’AFP, le président français déclare que « les sanctions adoptées contre Thierry Breton portent atteinte à l’autonomie réglementaire européenne et se fondent, de surcroît, sur des analyses erronées », insistant sur le fait que la législation numérique européenne s’applique sans discrimination et uniquement sur le territoire de l’Union européenne.

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