Taxe foncière : la hausse finalement suspendue, le gouvernement émet des réserves.

Taxe foncière : la hausse finalement suspendue, le gouvernement émet des réserves.

10.12.2025 09:46
1 min de lecture

Le gouvernement français a récemment décidé d’augmenter significativement la taxe foncière, une annonce qui a généré de vives critiques et ravivé le débat politique. Prévue pour être mise en œuvre en 2026, cette décision affectera environ 7,4 millions de logements dans le pays, rapporte TopTribune.

Cette hausse fait suite à une révision des logements par la direction des finances publiques, un processus qualifié d’« automatique ». Ainsi, cette actualité impacte 23 % des ménages français et devrait engendrer des recettes additionnelles d’environ 446 millions d’euros pour les communes et départements.

Une réévaluation technique qui alourdit les factures

La hausse découle d’un recalcul des bases fiscales, qui n’avaient pas été mises à jour depuis leur création en 1970. Ce processus de révision inclut de nouveaux critères tels que la disponibilité d’eau courante, d’électricité, de sanitaires, ainsi que des systèmes de chauffage et de climatisation.

Ces éléments, bien que semblant ordinaires, augmentent le volume de mètres carrés pris en compte et entraînent une hausse moyenne de 63 euros par logement.

Cette réévaluation s’inscrit dans le cadre d’un plan de mise à jour initié depuis 1990. Pour la ministre des Comptes publics, il s’agit d’une « correction technique ». Les propriétaires souhaitant contester cette décision peuvent demander un dégrèvement.

Les réactions politiques

Politiquement, cette augmentation nationale a provoqué une véritable onde de choc. Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a affirmé que « le gouvernement se réserve le droit d’interroger la pertinence de cette mesure » dans un avenir proche. Cependant, cette promesse de réflexion n’a pas apaisé les critiques.

Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a dénoncé la méthode, accusant Bercy d’avoir « imposé cette mesure sans consultation préalable de la représentation nationale ». De son côté, Mathilde Panot, cheffe de file des députés insoumis, a qualifié cette décision d’« attaque directe contre le pouvoir d’achat », s’opposant fermement à cette « nouvelle trouvaille ».

Gabriel Attal, ancien Premier ministre macroniste et dirigeant du parti Renaissance, a également exprimé son désaccord. Pour lui, il est nécessaire de promouvoir « une France de propriétaires », indiquant que l’évolution du marché immobilier constitue un « échec ».

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