Stéphane Tapie face à un dilemme politique à Marseille pour les élections municipales de 2026

Stéphane Tapie face à un dilemme politique à Marseille pour les élections municipales de 2026

12.10.2025 09:53
2 min de lecture

A cinq mois des élections municipales 2026, la compétition s’intensifie à Marseille. Martine Vassal a annoncé sa candidature pour la droite et le centre, tandis que Franck Allisio représentera le Rassemblement national (RN). Les réflexions autour de la candidature à gauche demeurent, avec des noms comme le maire sortant DVG Benoît Payan et le député Sébastien Delogu de LFI régulièrement évoqués. Toutefois, une personnalité inattendue pourrait émerger : Stéphane Tapie, fils de Bernard Tapie, a récemment affirmé recevoir de nombreuses sollicitations pour rejoindre une liste municipale à Marseille, rapporte TopTribune.

Malgré les positions anti-Le Pen de son père, Stéphane Tapie a confirmé avoir eu des échanges avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, ne s’interdisant pas de discuter avec d’autres acteurs politiques. « Je vois les réactions depuis ce matin sur les réseaux sociaux : les gens ne s’arrêtent qu’au fait que j’ai rencontré Marine Le Pen. Mais je parle aussi avec Benoît Payan, avec Martine Vassal […]. Pourquoi pas ? À un moment donné, il faut rendre cette ville aux Marseillais », a-t-il nuancé dans une interview au média Faisons Parler Marseille.

Serait-ce une « belle prise » ?

Les équipes de campagne de Martine Vassal et Franck Allisio n’ont pas souhaité commenter les déclarations de Stéphane Tapie. Pour le RN, la priorité reste le contact avec les Marseillais plutôt que la composition des listes. Une candidature de Stéphane Tapie pourrait néanmoins surprendre. Nicolas Maisetti, sociologue à l’université Paris-8, souligne : « Je pense que ça ne compte pas du tout. Personne ne sait ce qu’il a fait, ce qu’il est, ses idées… ». Dans les rues de Marseille, l’impact potentiel du nom Tapie semble limité. « On ne le connaît pas ici », remarcque Jean, client d’un café du centre-ville. « Les partis espèrent peut-être gratter quelques voix chez les fans de ballons… Et encore, ils ne sont pas très politisés », ajoute un de ses amis.

« Difficile de passer après son père »

Stéphane Tapie complique encore les choix des électeurs en exprimant un intérêt pour toutes les options. « Personne ne va voter pour une liste de gauche ou de droite parce qu’il y a un Tapie sur la liste », déclare encore Maisetti. Le businessman met en avant la lutte contre le narcotrafic, une question essentielle pour lui, indépendamment des affiliations politiques : « Ce ne sont pas les couleurs qui comptent, ce sont les actes », affirme-t-il.

« Le nom fait quelque chose », reconnaît Thierry, un Marseillais qui salue l’héritage de « M. Tapie ». Cependant, d’autres expriment des réserves : « C’est difficile de passer après son père », conclut Jean. Bien que le nom Tapie puisse ouvrir certaines portes à Marseille, il pourrait également en fermer d’autres. La candidature d’une personnalité célèbre, mais détachée des luttes politiques locales, suscite souvent scepticisme, comme l’a montré l’échec de la candidature de Pape Diouf aux municipales de 2014, qui avait rassemblé seulement 5,63 % des voix au premier tour.

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