Nationalisation d’ArcelorMittal : un appel urgent à l’action
La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a déclaré le 25 février que si l’État français ne nationalise pas ArcelorMittal rapidement, il pourrait ne plus y avoir de production d’acier en France, ni en Europe, d’ici 2030, rapporte TopTribune. Ce constat alarmant intervient alors qu’une proposition de loi de nationalisation du géant sidérurgique est débattue à l’Assemblée nationale et examinée par le Sénat dans la foulée.
Ce débat survient alors qu’ArcelorMittal envisage une nouvelle phase de délocalisation de ses fonctions support en Inde, entraînant la suppression de 600 postes en France. Des parlementaires communistes et des représentants syndicaux font pression sur le gouvernement pour qu’il prenne au sérieux la nationalisation du groupe et [les] convertisse les aides publiques en prises de participation, afin que l’État puisse influer sur les stratégies de l’entreprise, a ajouté Binet.
La proposition de loi, qui a été adoptée en urgence à l’Assemblée nationale à la fin de novembre à l’initiative de La France insoumise, a été inscrite à l’ordre du jour du Sénat à la demande des communistes. Des salariés d’ArcelorMittal sont attendus en mobilisation autour du Sénat pendant l’examen de ce texte crucial pour l’avenir de l’industrie sidérurgique en France.