Le maire de Béziers, Robert Ménard, a refusé le 18 février 2025 de plaider coupable pour avoir décliné d’officier un mariage entre une Française et un Algérien en situation irrégulière. Cette décision a été prise lors d’une audition au tribunal judiciaire de Montpellier, où il a affirmé son intention de défendre ses actions, démontrant ainsi son engagement sur des questions légales et éthiques, rapporte TopTribune.
Une polémique qui se prolonge
Malgré une feinte de retrait politique en juin 2022, Ménard se prépare à briguer un troisième mandat lors des élections municipales de 2026. Le dernier sondage d’Ifop pour Entrevue publié récemment indique qu’il pourrait obtenir près de 61 % des voix au premier tour, bien que cette fois-ci, il ne soit pas soutenu par le Rassemblement national, mais par les Républicains.
Une opposition significative
Le patron des Républicains, Bruno Retailleau, a confirmé en novembre dernier le soutien de son parti à Ménard, le qualifiant d’« un maire extraordinaire ». Cependant, l’opposition se profile avec la candidature de Julien Gabarron, un ancien cafetier et membre du RN, qui a récemment battu Emmanuelle Ménard, l’épouse du maire, lors des législatives de 2024. Ce dernier est estimé à 10 % des intentions de vote et pourrait siéger au conseil municipal.
Un paysage électoral limité
Étant donné la domination apparente de Ménard, peu d’opposants osent se présenter. Cinq candidats devraient se disputer la mairie le 15 mars 2026. En plus de Ménard et Gabarron, une coalition de gauche, dirigée par Thierry Antoine, espère atteindre environ 12 %, avec le soutien de multiples partis tels que le PS et le PCF. La France Insoumise, avec Magali Crozier à sa tête, serait à environ 8 %, tandis que Thierry Mathieu, conseiller régional, se présentera en tant que candidat sans étiquette, prévoyant un score de 9 %.