Sommet potentiel entre Zelensky et Poutine dans deux semaines malgré un chemin de paix complexe

Sommet potentiel entre Zelensky et Poutine dans deux semaines malgré un chemin de paix complexe

20.08.2025 06:43
3 min de lecture

Donald Trump va « commencer les préparatifs » d’une rencontre entre Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, suite à une « très bonne » entrevue lundi avec le président ukrainien et plusieurs dirigeants européens, dont Emmanuel Macron. Cependant, même si Poutine montre des signes d’ouverture, le chemin vers la paix reste semé d’embûches, alors que les combats et les bombardements continuent de ravager l’Ukraine, rapporte TopTribune.

Après le sommet d’Anchorage, vendredi dernier, au cours duquel Donald Trump a réintroduit Vladimir Poutine sur la scène internationale sans obtenir aucune concession, la réunion à Washington entre le président américain et une délégation européenne, comprenant Volodymyr Zelensky, a ravivé les espoirs de l’Ukraine et de ses alliés.

Donald Trump, convaincu de la possibilité d’un accord de paix sans trêve préalable, envisage d’organiser une rencontre tripartite entre lui-même, Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine d’ici deux semaines. Cette rencontre pourrait se tenir à Genève, qui offrirait une certaine « immunité » à Poutine, malgré le mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre à son encontre.

Poutine applique la méthode Gromyko

Le temps presse pour travailler sur cet hypothétique accord de paix. Actuellement, aucune décision claire n’a été prise sur des sujets sensibles tels que « les échanges de territoires », qui risquent d’aboutir à l’abandon de territoires du Donbass par l’Ukraine au profit de la Russie, ou encore sur les garanties de sécurité pour Kiev et l’Europe. Emmanuel Macron a qualifié Poutine de « prédateur », soulignant la nécessité d’une approche prudente face à ses ambitions territoriales.

Vladimir Poutine adopte une méthode négociée à la Gromyko, en avançant des exigences maximalistes. Parmi celles-ci, des demandes telles que l’absence de trêve, la cession du Donbass, la reconnaissance de la souveraineté russe sur la Crimée, et l’interdiction pour l’Ukraine d’adhérer à l’OTAN. Ces demandes sont catégoriquement rejetées par Kiev et les démocraties européennes. Trump a suggéré que l’Ukraine devrait faire preuve de « flexibilité » concernant les territoires, soulevant des interrogations quant à la possibilité de céder aux pressions russes.

Le chancelier allemand Friedrich Merz a affirmé à Washington que l’Ukraine ne devrait pas être contrainte à faire des concessions territoriales dans le cadre d’un accord de paix éventuel. Emmanuel Macron a également précisé que les territoires n’avaient pas été abordés lors des discussions avec Trump.

Pour les Européens, des garanties de sécurité existentielles

Les dirigeants européens sont conscients des implications des concessions, ce qui rappelle le mémorandum de Budapest de 1994, par lequel l’Ukraine a renoncé à son arsenal nucléaire en échange de garanties de sécurité qui n’ont pas été respectées par la Russie. La question des garanties de sécurité pour la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine est désormais cruciale pour prévenir de futures agressions russes.

Quatre scénarios mais un seul viable

Quatre scénarios de résolution du conflit sont envisagés, mais seul l’un d’eux semble acceptable. Bien que l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN aurait pu lui offrir un soutien militaire en cas d’agression, cette option est actuellement écartée par Trump et Poutine. Une adhesion à l’Union européenne est envisagée, mais le processus d’intégration pourrait prendre des années, bien que la candidature ait été acceptée.

Le déploiement de casques bleus de l’ONU est un autre scénario envisagé, bien que leur rôle soit limité à l’observation, et qu’une intervention militaire ne soit pas prévue. L’option des casques bleus chinois est également impensable pour l’Europe, malgré le soutien verbal de Pékin à un plan de paix.

100 milliards de $ ?

Le dernier scénario évoque la création d’une coalition de soutien militaire, dirigée par la France et le Royaume-Uni, incluant de nombreux États européens, ainsi que des pays comme le Canada, le Japon, l’Australie et la Turquie. Pour garantir une participation efficace, l’Europe devra non seulement fournir des soldats, mais aussi des ressources financières.

Selon le Financial Times, l’Ukraine envisagerait d’acheter des armes aux États-Unis pour un montant de 100 milliards de dollars afin de sécuriser des garanties de sécurité de la part des États-Unis, un accord qui pourrait être financé par des contributions de partenaires européens. Le coût de la liberté et de la sécurité devient un sujet brûlant dans le contexte actuel.

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