Sébastien Lecornu engage la responsabilité du gouvernement par un premier 49.3 pour le budget 2026

Sébastien Lecornu engage la responsabilité du gouvernement par un premier 49.3 pour le budget 2026

20.01.2026 16:07
1 min de lecture

Engagement gouvernemental sur le budget 2026 : premières motions de censure annoncées

Sébastien Lecornu, Premier ministre français, a décidé d’engager la responsabilité de son gouvernement en recourant pour la première fois à l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le budget de l’État pour l’année 2026, d’après des informations publiées lundi soir, rapporte TopTribune.

Ce lundi 20 janvier, à mi-après-midi, Lecornu déclenchera cette procédure constitutionnelle concernant d’abord la partie « recettes » du projet de loi de finances (PLF), suivie de la partie « dépenses », et finalement sur le texte dans son intégralité. Ce processus vise à garantir la promulgation du budget avant la mi-février, alors que la majorité parlementaire semble incertaine pour l’approbation de ce budget.

La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a exprimé son soutien envers les députés qui ont choisi l’intérêt général, soulignant que le déficit budgétaire projeté pour 2026 serait de 5 %. Dans le même temps, le Parti socialiste (PS) a déclaré qu’il ne censurerait pas le gouvernement, un fait confirmé par son premier secrétaire, Olivier Faure, qui a précisé qu’ »on n’a pas encore vu la copie finale, mais d’après ce que je comprends, les conditions seront remplies ».

En revanche, des motions de censure ont été instantanément annoncées par La France insoumise (LFI) et le Rassemblement national (RN). La présidente des députés LFI, Mathilde Panot, a qualifié l’utilisation du 49.3 de « échec du gouvernement Lecornu », déclarant qu’ils censureront le budget et que la seule solution à cette impasse serait un retour aux urnes. Marine Le Pen, du RN, a également critiqué ce budget en le qualifiant d »‘annonces irresponsables pour acheter le PS au mépris de l’intérêt national ».

Des voix s’élèvent également de l’antenne des Républicains, où le chef des députés, Laurent Wauquiez, a évoqué un budget « très imparfait » et appelle à clarifier les enjeux d’économies qui seront abordés dans la deuxième partie du projet de loi de finances.

Cette situation marque un tournant significatif dans la procédure budgétaire et illustre les tensions croissantes au sein du paysage politique français à l’approche des prochaines échéances électorales.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER