Roland Lescure dénonce « la sorcellerie fiscale » dans le budget 2026 en cours d'examen

Roland Lescure dénonce « la sorcellerie fiscale » dans le budget 2026 en cours d’examen

02.11.2025 03:03
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Lors des débats actuels sur le budget 2026 à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a exprimé des réticences concernant certaines mesures adoptées par les députés, notamment celles visant à taxer davantage les entreprises, rapporte TopTribune.

Dans une interview accordée à La Tribune Dimanche, Lescure a qualifié de « sorcellerie fiscale » les propositions énoncées, plaidant pour un « budget de compromis », équilibrant rigueur budgétaire et stabilité politique. Il a averti que « tout n’est pas acceptable ».

Lescure critique des mesures « inopérantes »

Le ministre a déploré l’adoption de mesures, qu’il a qualifiées d’ « inopérantes », en suggérant qu’elles pourraient être inspirées par la perspective d’Halloween. Parmi ses critiques, il a évoqué une taxe sur les bénéfices des multinationales, qu’il considère « inapplicable ». Selon lui, exporter le problème de déficit à l’international pour récupérer des recettes fiscales n’est pas viable : « Nous aurons 30 milliards d’ennuis magiques », a-t-il insisté.

Protection des entreprises françaises

Concernant le pacte Dutreil, destiné à réduire la fiscalité lors des transmissions familiales d’entreprises, Lescure a souligné la nécessité de ne pas « brader les entreprises françaises ». Tout en reconnaissant l’importance de cet outil pour le capitalisme familial, il a exprimé son ouverture à corriger les excès signalés, mais avec la mise en garde que de telles modifications ne doivent pas nuire aux entreprises.

Un impôt sur la fortune improductive

La question d’un nouvel impôt sur la fortune, qui sera débattue prochainement, suscite également de vives critiques, notamment de la part du Parti socialiste, qui le perçoit comme un moyen de diminuer les droits de succession. Selon un rapport à venir de la Cour des comptes, cette mesure pourrait entraîner une perte de recettes fiscales de 5,5 milliards d’euros en 2024, d’après les informations divulguées par Le Monde.

D’après les calculs de la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, les dispositions votées jusqu’à présent porteraient le taux de prélèvements obligatoires à 45,1 % du PIB, un niveau supérieur à celui observé en 2013, où il s’établissait à 44,8 %. Actuellement, l’impact de l’impôt sur la fortune improductive, voté récemment, n’a pas encore été quantifié.

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