Révision des suppressions de postes : 776 enseignants supplémentaires maintenus pour la rentrée 2026-2027

Révision des suppressions de postes : 776 enseignants supplémentaires maintenus pour la rentrée 2026-2027

30.01.2026 17:56
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Répartition des postes d’enseignants : révisions et inquiétudes persistantes

Le ministère de l’Éducation nationale a ajusté sa répartition des effectifs pour l’année scolaire 2026-2027, initialement prévue avec une suppression de 4 000 postes, dont 2 229 dans le primaire et 1 803 dans le secondaire, rapporte TopTribune.

Dans une version amendée transmise aux syndicats le 28 janvier, le nombre de suppressions a été réduit à 3 256, comprenant 1 891 postes dans le primaire et 1 365 dans le secondaire, permettant la préservation de 776 postes supplémentaires pour la rentrée de septembre, sous réserve de l’approbation finale du budget.

Cette révision a suscité des réactions d’inquiétude de la part des syndicats. La CGT Educ’action a dénoncé « la sinistre politique comptable » du ministère, tandis que le Parti socialiste a déclaré que « l’école publique n’est pas une variable d’ajustement ». Ce revirement pose la question des motivations derrière cette décision du ministère.

Selon des sources au ministère, ces postes supplémentaires seraient des postes de professeurs-stagiaires, auparavant « mis en réserve ». Ce communiqué a été qualifié de « clarification » suite aux critiques formulées par les syndicats. « On savait, grosso modo, que ces 776 postes allaient se retrouver devant les classes », a-t-on affirmé.

Cette année, en relation avec la mise en place progressive de la réforme de la formation des enseignants, deux concours coexistent. Le premier concerne des candidats ayant obtenu un master, un format qui prendra fin en 2028, tandis que le second permet aux étudiants ayant seulement une licence de devenir enseignants après une formation d’un an.

Le ministère a reconnu qu’il existait une incertitude concernant le nombre et la localisation des diplômés, qui ne pourront pas tous enseigner l’année suivante en raison des exigences de formation. « La mise en réserve de ces postes était la façon la plus évidente de faire sur le plan budgétaire », explique-t-on. Cela visait à anticiper les incertitudes tout en projetant une répartition des effectifs.

Pourtant, Sophie Venetitay, secrétaire générale du Snes-FSU, a critiqué la « justification tardive » du ministère, signalant que ce manque de clarté soulève des préoccupations sur la gestion de la réforme. Le syndicat SNALC a également exprimé des réserves quant à l’exactitude des chiffres fournis par le ministère, soulignant que « la démographie a bon dos » alors que des milliers de postes restent à supprimer. Le syndicat rappelle que la France « a les classes parmi les plus chargées d’Europe ».

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