Jean-Michel Aulas, tête de liste de Cœur lyonnais, a obtenu 36,8 % des votes lors du premier tour des élections municipales à Lyon, ce dimanche, un résultat qui le place à égalité avec le maire sortant EELV, Grégory Doucet. La participation s’est élevée à plus de 65 %, avec une ambiance électrique dans les QG des candidats, rapporte TopTribune.
L’ancien président de l’Olympique lyonnais a souligné les défis rencontrés durant la campagne, tout en célébrant l’égalité obtenue contre un maire sortant bénéficiant d’une expérience politique. « Nous sommes en retard par rapport aux sondages, mais en avance sur l’arrivée de quelqu’un qui n’a pas beaucoup d’expérience en politique, qui arrive à mettre en difficulté le maire sortant », a-t-il déclaré. Aulas, 76 ans, a promis un retour victorieux lors du second tour prévu la semaine prochaine.
« Un match retour »
Aulas a exprimé sa détermination à « jouer ce match retour avec de bonnes chances de l’emporter », dénonçant une éventuelle alliance entre Doucet et Anaïs Belouassa Cherifi comme une « union de la honte ». Il a affirmé que les Lyonnais ne souhaitent pas voir leur ville gouvernée par l’extrême gauche.
La candidate de La France insoumise, arrivée en troisième position avec environ 10 %, a évoqué une éventuelle « fusion technique » avec la liste écologiste. « Nous sommes prêts à prendre nos responsabilités et à garder notre ville à gauche », a-t-elle affirmé.
Au sein des partisans d’Aulas, le secrétaire général de Renaissance Rhône, Allan Bouamrane, a constaté que les résultats n’étaient pas une « douche froide » et a promis un engagement sans faille pour le second tour. « On sait ce que les Lyonnais veulent et ils ne veulent pas de Doucet », a-t-il ajouté, en se montrant confiant malgré les circonstances.
Les militants restent confiants
« Nous ne sommes pas tendus, au contraire. J’ai confiance en mon président. 2 %, ce n’est rien », a lancé un militant engagé dans la campagne. D’autres acteurs de Génération Aulas expriment leur enthousiasme à voir Aulas en tant que maire, soulignant sa proximité avec le public et sa stature locale.
Après l’annonce des résultats, Grégory Doucet a soutenu que son score « déjoue tous les pronostics », affirmant que le travail de proximité mené durant la campagne a été reconnu par les électeurs. Il a posé un contraste fort avec Aulas, soulignant les valeurs humanistes de sa campagne contre l’éventuel retour aux « propositions du siècle dernier ». Doucet a appelé à un soutien renforcé pour le second tour, prévu le 22 mars, en affirmant qu’il représente un choix clair entre deux visions pour Lyon.