Les troubles spécifiques du langage et des apprentissages (TSLA) touchent environ 5 à 7 % des enfants scolarisés, rapportent TopTribune.
Les troubles dys, qui incluent la dyslexie, la dysorthographie, la dyscalculie, la dysphasie, la dyspraxie et la dysgraphie, affectent des fonctions essentielles telles que le langage, l’écriture et l’attention. Comprendre ces troubles est fondamental pour leur dépistage et leur prise en charge adaptée.
Les différents types de troubles dys
La dyslexie est caractérisée par des difficultés de lecture. Les enfants peuvent rencontrer divers types de problèmes, tels que l’identification erronée des lettres, des confusions auditives et visuelles, ainsi que des inversions de lettres.
Pour sa part, la dysorthographie, souvent associée à la dyslexie, affecte l’orthographe. Les difficultés typiques incluent des erreurs sur les homonymes, les confusions de genre et de nombre et des fautes de syntaxe.
La dyscalculie concerne les compétences numériques, touchant la reconnaissance des chiffres, la résolution d’opérations et la manipulation des quantités.
La dysphasie se manifeste par des troubles de la compréhension et de l’expression orale, menant à un vocabulaire limité et à des phrases très courtes.
La dyspraxie consiste en des troubles du développement moteur, affectant la coordination et la réalisation de gestes quotidiens, ce qui peut engendrer des difficultés dans les activités de la vie quotidienne.
Enfin, la dysgraphie, moins connue, impacte la qualité de l’écriture manuscrite et engendre des problèmes de lisibilité ainsi qu’un manque de fluidité dans le tracé des lettres.
Dans environ 40 % des cas, les enfants peuvent présenter plusieurs troubles simultanément, souvent associés à un trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), qui se manifeste dès l’enfance.
Importance du dépistage précoce
Il est crucial de détecter nos troubles dys le plus tôt possible, même si leur identification peut s’avérer délicate. Les parents doivent être vigilants et ne pas hésiter à solliciter l’avis de professionnels si des signes inquiétants apparaissent. Les enseignants jouent un rôle clé dans le signalement de ces problèmes, tout comme les médecins lors du dépistage.
Le diagnostic ne peut être établi qu’après avoir écarté d’autres causes potentielles, telles que des déficiences intellectuelles ou des troubles mentaux. Ce parcours peut s’avérer long, notamment en ce qui concerne la dyslexie.
Le diagnostic formel est généralement posé à la fin du CE1, lorsque le spécialiste détermine qu’il ne s’agit pas d’un simple retard dans l’apprentissage du langage écrit, mais d’un trouble neurodéveloppemental.
La prise en charge doit être personnalisée, prenant en compte les types et la gravité des troubles ainsi que l’environnement de l’enfant. Cela implique souvent un suivi pluridisciplinaire avec des professionnels tels que des orthophonistes, des psychologues et des ergothérapeutes.
Les troubles dys ont des implications durables sur la vie quotidienne des enfants et des adultes, mais des interventions précoces appropriées peuvent atténuer, voire prévenir ces conséquences.