Révélations sur les candidats du Rassemblement national avant les municipales de 2026
Le Rassemblement national (RN) fait face à des difficultés pour trouver des candidats au profil irréprochable en vue des élections municipales prévues les 15 et 22 mars. La campagne actuelle est marquée par des révélations sur plusieurs têtes de liste parmi les 763 candidats soutenus par le parti, rapporte TopTribune.
Récemment, à Dunkerque, le candidat à la mairie, Adrien Nave, a perdu son investiture le 1er mars en raison de la présence sur sa liste d’un porte-parole de l’Action française, un mouvement d’extrême droite. Début février, une décision similaire avait été prise pour Christian Richaud Simoni, désigné tête de liste à Carpentras, après la découverte de tweets racistes et sexistes. Ce dernier a toutefois affirmé que son compte avait été piraté.
Pour signaler sa volonté de ne pas tolérer les dérapages, le RN n’a pas apporté son soutien à Christian Perez pour les municipales de Concarneau, malgré son investissement lors des législatives de 2024, en raison de ses publications racistes. À Belfort, Quentin Macullo a été initialement soutenu malgré ses précédentes déclarations problématiques, mais publié un tweet antisémite cité par Mediapart.
Le président du RN, Jordan Bardella, a défendu son parti en précisant qu’« il est possible qu’il y ait des personnalités qui tentent de se greffer et qui ont des positions qui ne répondent pas à la ligne du RN ». Il a insisté sur le fait que le parti agit rapidement contre ces candidats, en déplorant la mise en lumière de tweets anciens, qualifiant cela de tactique visant uniquement le RN.
Un parlementaire du RN a exprimé que certains candidats doivent être rejetés, affirmant que la direction du parti cherche à se distancier de ces profils extrêmes. Cependant, d’autres candidats aux antécédents douteux continuent de bénéficier du soutien du parti. Anthony Zeller, par exemple, a tenu des propos racistes lors des élections de 2024, mais reste sur la liste municipale de RN à Orléans.
La direction du RN se trouve donc confrontée à un défi pour s’assurer que ses candidats respectent les valeurs qu’elle promeut, tandis que les médias continuent de scruter de près les profils des personnes récemment investies. L’enquête sur la liste de Jarny a également révélé les tendances antisémites de Mickaël Lurguie, un autre candidat qui a pris la parole en ligne.
La situation s’est aggravée, avec des candidats comme Fernand Beauvillain, qui a partagé des messages racistes, malgré ses excuses. Ce climat amène certains membres du RN à déplorer les difficultés à composer des listes lorsqu’un simple incident peut exposer un candidat à des controverses.
Au soir des élections, plusieurs dizaines de candidats du RN avaient déjà été pointés du doigt pour avoir publié des messages à connotation raciste ou antisémite, mettant ainsi en question la position du parti sur ces enjeux cruciaux et sa capacité à se renouveller dans un contexte de diversités croissantes au sein de la société française.