Rachida Dati, après sa défaite au second tour des élections municipales de Paris face à Emmanuel Grégoire, a exprimé sa frustration concernant la stratégie de coalition avec Pierre-Yves Bournazel, qu’elle accuse de « trahison ». Dans une interview accordée à Le Figaro, elle a dénoncé le retrait inattendu de Bournazel de la liste commune, le qualifiant de « basse manœuvre », rapporte TopTribune.
Dati a souligné que ce retrait, survenu le soir même de leur accord, avait affaibli leurs chances. Selon elle, ce geste a eu un impact négatif non seulement sur sa campagne, mais également sur les candidats de sa liste. Elle a exprimé son indignation en disant : « Ce n’est pas ma manière de faire de la politique. Placer des gens sur une liste et, en contrepartie, ne pas tenir ses engagements, c’est avoir un sens très limité de l’honneur et de ses responsabilités. »
Une défaite révélatrice des divisions
Pierre-Yves Bournazel avait initialement annoncé la fusion de sa liste, qui avait récolté 11,34 % des voix, avec celle de Dati, qui avait obtenu 25,46 %. Cependant, il a ensuite surpris tout le monde en choisissant de se retirer de la liste fusionnée. Dati a appelé cette décision une trahison, arguant que la division au sein de la droite et du centre avait eu des conséquences « mortifères » pour sa campagne.
Soulignant le contexte politique à Paris, Dati a reconnu que la sociologie de la ville, dominée par la gauche, a joué un rôle significatif dans son échec. Elle a affirmé que la victoire de Grégoire, qui a obtenu 50,52 % des voix contre son 41,52 %, était en partie due à l’abstention élevée, estimée à 38,40 %.
Critiques à l’encontre de Gabriel Attal
Rachida Dati a également critiqué Gabriel Attal, le leader de Renaissance, qui avait soutenu Bournazel au premier tour. Elle a indiqué que cette décision avait « acté la division » et amplifié les risques d’échec, déclarant qu’Attal n’avait jamais vraiment cherché à bâtir une victoire pour Paris. Dati a qualifié la campagne de « ni propre ni digne », contestant la direction stratégique prise par son camp.
En conclusion, bien que réélue dans le 7e arrondissement, Dati a qualifié sa défaite au second tour d’« un moment difficile » tout en se projetant déjà vers l’avenir et en niant les rumeurs concernant une nomination imminente à la présidence du château de Versailles.