Rachida Dati dément les accusations d'intervention pour un logement social attribué à sa sœur à Paris

Rachida Dati dément les accusations d’intervention pour un logement social attribué à sa sœur à Paris

03.12.2025 15:27
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Rachida Dati accusée d’interventions politiques pour l’attribution de logements sociaux

Rachida Dati, ministre de la Culture et maire du 7e arrondissement de Paris, est sous le feu des critiques pour avoir prétendument interféré dans l’attribution d’un logement social à une de ses sœurs, un événement qui soulève d’importantes questions éthiques dans le contexte municipal, rapporte TopTribune.

Le 2 décembre, sur X, Dati a exprimé son indignation face à ces accusations, en réponse à des allégations formulées par plusieurs médias, ainsi que par des élus parisiens, notamment Emmanuel Grégoire (Parti Socialiste) et Ian Brossat (Parti Communiste Français), qui ont affirmé qu’elle avait utilisé sa position pour favoriser un membre de sa famille. Ces accusations font écho à un article du Canard Enchaîné du 14 octobre, rapportant que Dati aurait demandé à la maire du 8e arrondissement de loger l’une de ses sœurs dans un HLM communal.

Dati a reconnu qu’une de ses sœurs bénéficiait effectivement d’un logement social, mais réfute toute tentative d’intervention en faveur de celle-ci. Le maire du 15e arrondissement, Philippe Goujon, a précisé que la demande de logement avait été formulée de manière régulière et que Dati n’avait pas influencé le processus d’attribution. La bénéficiaire du logement, selon Goujon, remplissait des critères de priorité en raison de sa situation familiale difficile.

Le 19 novembre, Ian Brossat a proposé un vœu au conseil de Paris visant à interdire aux élus de solliciter des logements sociaux pour des membres de leur famille jusqu’au troisième degré. Malgré les tentatives de Dati pour bloquer cette initiative, elle a été déboutée par le tribunal administratif de Paris, ajoutant une autre dimension à cette controverse.

Emmanuel Grégoire a dénoncé l’hypocrisie des élus de droite qui s’opposent au logement social pour d’autres, mais qui cherchent à loger leurs propres familles. Dati a réagi fermement, défendant le droit de sa sœur à vivre dignement, une affirmation qu’elle a renforcée en exposant les circonstances difficiles dans lesquelles sa sœur se trouvait.

Malgré ses dénégations, Dati est confrontée à des critiques croissantes pour avoir soit-disant intensifié les demandes de logements sociaux pour ses administrés, tout en s’opposant à la construction de nouveaux logements dans son arrondissement. Jacques Baudrier, adjoint au logement, a souligné que, bien que l’envoi de lettres de soutien soit légal, cela soulève des questions sur la cohérence de ses positions politiques concernant le logement social à Paris.

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