L’avance de crédit d’impôt a été instaurée avec la mise en œuvre du prélèvement à la source, remplaçant ainsi le système précédent où les crédits et réductions d’impôt étaient appliqués l’année suivante. Depuis 2019, l’imposition est effectuée en temps réel sur les revenus, tandis que les avantages fiscaux sont calculés avec un décalage d’un an. Pour éviter que certains ménages, en particulier ceux ayant un salarié à domicile ou des dépenses récurrentes donnant droit à une réduction d’impôt, ne se retrouvent à faire face à des frais importants pendant plusieurs mois, cette nouvelle disposition a été mise en place, rapporte TopTribune.
Pour pallier les problèmes de trésorerie que cela pourrait engendrer, l’État a créé un acompte versé en début d’année. Celui-ci équivaut à 60 % du montant total des crédits et réductions d’impôt reçus l’année précédente. Ce versement est effectué automatiquement par l’administration, basé sur la dernière déclaration de revenus sans qu’aucune démarche supplémentaire ne soit nécessaire.
Le calcul des crédits d’impôt basé sur la situation antérieure
Le mécanisme est assez clair : l’administration utilise les dépenses déclarées de l’année précédente pour établir les droits du contribuable. Par conséquent, l’acompte versé en janvier 2026 sera calculé sur la base des dépenses effectuées en 2024 et déclarées au printemps 2025. Cette méthode permet d’effectuer un versement rapide en suivant une logique fluide, mais elle présente aussi un inconvénient lorsque la situation financière d’un foyer change. En effet, le montant reçu en janvier est considéré comme une avance et sera réajusté après la déclaration de revenus. Si les dépenses demeurent constantes, le solde sera compensé cet été. En revanche, si les dépenses diminuent ou cessent, le trop-perçu sera récupéré par l’administration.
Toutefois, cette avance ne couvre pas tous les avantages fiscaux. Elle cible principalement des crédits d’impôt réguliers et prévisibles tels que ceux relatifs à l’emploi d’un salarié à domicile, à la garde d’enfants, aux dons à des associations, aux cotisations syndicales, ainsi qu’à certaines réductions liées à l’investissement locatif. À l’inverse, les crédits ponctuels ou exceptionnels et plusieurs avantages associés à l’éducation ou à la transition énergétique sont exclus et ne seront pris en compte qu’à la liquidation définitive de l’impôt.
Pour certaines familles, particulièrement celles employant du personnel à domicile, le montant de l’acompte peut dépasser les mille euros.
Un versement attendu à la mi-janvier
Chaque année, plus de neuf millions de familles bénéficient de cette avance, dont le montant moyen se chiffre en centaines d’euros. Traditionnellement, le versement se fait à la mi-janvier, et le gouvernement a fixé la date au 15 janvier 2026, comme le révèle MoneyVox. La Direction générale des Finances publiques envoie l’ordre de virement, lequel apparaît sur les comptes bancaires des contribuables sous la mention d’un acompte de crédit d’impôt. Les contribuables dont les informations bancaires ne sont pas connues de l’administration reçoivent, moins fréquemment, un chèque par courrier.
Il est important de noter que l’avance n’est pas automatique et peut être modifiée. Les contribuables peuvent choisir de la réduire ou d’y renoncer s’ils jugent que leurs dépenses ont changé. Pour cela, ils doivent se rendre dans leur espace personnel sur impots.gouv.fr, généralement jusqu’au début du mois de décembre précédant le versement.
Enfin, lors de la liquidation finale de l’impôt, après la déclaration des revenus au printemps, l’administration procède au calcul précis des crédits et réductions d’impôt dus. L’avance reçue en janvier est alors déduite de ce montant total. Le solde, qu’il soit positif ou négatif, sera soit versé, soit récupéré durant l’été ou au début de l’automne. Tous ces détails seront clairement indiqués sur l’avis d’imposition, accessible en ligne ou via Service-public.fr.