Primaires de la gauche en 2027 : incertitudes grandissantes après les municipales en France

Primaires de la gauche en 2027 : incertitudes grandissantes après les municipales en France

27.03.2026 12:07
1 min de lecture

La primaire de la gauche, prévue pour le 11 octobre, est en péril alors que ses soutiens principaux, Olivier Faure et Marine Tondelier, sortent fragilisés des élections municipales. Un socialiste a déclaré : « La primaire est morte faute de combattants », mettant en lumière les difficultés rencontrées par le Parti socialiste pour s’imposer, rapporte TopTribune.

Olivier Faure, qui aspire à une candidature unique de la gauche non-mélenchoniste pour 2027 afin de rivaliser avec l’extrême droite, voit déjà plusieurs figures, dont Tondelier et des députés tel François Ruffin, s’impliquer dans le processus. Néanmoins, le leader de Place publique, Raphaël Glucksmann, a déjà exprimé son refus d’y participer. Faure se trouve sous pression, alors que des sondages le placent à seulement 5 % d’approbation, sa nécessité de cette primaire étant soulignée par ses opposants qui jugent son approche clientéliste.

Le Parti socialiste divisé

La division au sein du PS s’est accentuée lors d’un bureau national tumultueux où Boris Vallaud, le chef des députés socialistes, a contesté Faure en proposant une résolution qui accuse la direction d’avoir avalisé des alliances de second tour avec La France insoumise dans certaines municipalités.

À moins d’un an de la présidentielle, la relance de la primaire semble en danger, surtout avec le refus d’un courant mené par le maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, qui prône un candidat venant d’un périmètre social-démocrate élargi. Par ailleurs, Vallaud a renforcé l’opposition à Faure, voyant la nécessité d’une stratégie commune pour éviter toute fracture au sein du parti.

« Personne ne croit plus beaucoup à la primaire »

Olivier Faure a souvent affirmé qu’il n’est « pas fanatique » concernant la primaire, manquant d’alternatives pour unir la gauche non-mélenchoniste. Cependant, Luc Broussy, président du conseil national du PS, souligne que, même dans son camp, « personne ne croit plus beaucoup à la primaire ». Il insiste également sur la nécessité de conserver une alliance en vue de la présidentielle.

Sébastien Vincini, président du département de Haute-Garonne, a reconnu que l’idée d’un rassemblement a du sens, mais que la primaire pourrait exacerber les divisions. D’où une demande d’incarnation socialiste avec un programme élaboré en collaboration avec tous les partenaires.

Les tensions montent, avec des menaces de candidatures séparées. François Ruffin a exprimé son intention de se positionner pour une candidature autonome, alors qu’une ex-insoumise craint un PS se croyant « hégémonique ». Du côté des Insoumis, un membre a ironisé : « Le PS a retardé la primaire pour mieux l’enterrer ».

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