Primaires à gauche de 2027 : une initiative excluant les principaux partis risque d'accroître les divisions

Primaires à gauche de 2027 : une initiative excluant les principaux partis risque d’accroître les divisions

26.01.2026 08:16
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La primaire de la gauche : une initiative qui divise plutôt qu’elle ne rassemble

Une primaire aura lieu le 11 octobre pour désigner le candidat de la gauche et des écologistes à la présidentielle. Cette initiative clarifie-t-elle la situation politique à gauche ? Non. À ce stade, elle la complique. D’abord parce que c’est une primaire sans La France insoumise, le PCF, Place publique et, pour l’heure, le Parti socialiste. Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann, Fabien Roussel et bien d’autres sont tous absents ! Il ne reste plus grand monde… Cela ressemble davantage à une primaire interne au groupe écologiste pour départager les candidatures rivales déjà déclarées de Marine Tondelier, Clémentine Autain et François Ruffin, rapporte TopTribune.

Les parlementaires présents samedi 24 janvier, à Tours, au lancement de cette initiative, appartiennent à ce même groupe de 38 députés, sur 577. Tous, sauf Olivier Faure. Mais le premier secrétaire du PS était présent à titre personnel, sans être mandaté par son parti. Les militants socialistes se prononceront après les municipales, mais de nombreux dirigeants, à commencer par François Hollande, y sont hostiles. Une primaire est supposée rassembler. Celle-ci risque de diviser un peu plus la gauche et repose sur une vraie ambiguïté.

Ses partisans présentent une divergence stratégique de fond : d’un côté, Olivier Faure négocie avec Sébastien Lecornu, refuse de censurer le gouvernement et prône la politique des petits pas ; de l’autre, les écologistes fustigent l’attitude du PS et s’alignent sur les insoumis pour tenter de faire tomber le gouvernement. En réalité, comme l’a affirmé dimanche 25 janvier, dans La Tribune Dimanche, Lucie Castets, l’ex-prétendante à Matignon au nom du Nouveau Front populaire, cette primaire s’adresse aux électeurs de gauche qui ne veulent ni de Jean-Luc Mélenchon, ni de « l’offre Glucksmann-Hollande ». Cela pourrait donc engendrer un troisième candidat de gauche, en attendant le communiste Fabien Roussel, et pourquoi pas quelques autres.

La gauche ne peut pas se le permettre. Au-delà de ses divisions, son vrai drame est sa grande faiblesse : à peine un tiers des intentions de vote au total et de maigres chances de se qualifier pour le second tour de la présidentielle. Or, pour l’instant, les partis de gauche semblent préférer se disputer pour inventer des procédures de sélection qui n’intéressent qu’eux ou presque, plutôt que d’inventer des idées neuves pour reconquérir l’électorat. En somme, ils semblent davantage dialoguer entre eux ; le temps presse, il leur reste seulement 15 mois pour s’adresser directement aux Français.

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