Les enjeux internationaux en pleine présidentielle française de 2027
Alors que les relations franco-américaines sont électriques, que Donald Trump veut s’accaparer le Groenland et que l’Iran se soulève, les prétendants à la présidentielle doivent s’exprimer sur l’actualité internationale et commencer à dévoiler leur potentielle future ligne de conduite, rapporte TopTribune.
Les événements récents sur la scène mondiale obligent les candidats à se positionner. « Il faudra élire le président qui va s’asseoir entre Trump et Poutine », s’alarme un proche d’Emmanuel Macron. Le chef de l’État incarne encore la voix de la France, mais il ne pourra pas se représenter. Son prédécesseur, François Hollande, insiste sur l’importance de l’expérience dans ce contexte : « Qui veut-on mettre au plus haut sommet compte tenu des responsabilités qui sont celles du président de la République et compte tenu de ce qui est en train d’être bouleversé avec Donald Trump, parce qu’il sera encore au pouvoir. Vous voulez une France qui puisse élever la voix ».
Les candidats à la présidentielle, plus ou moins déclarés pour 2027, rivalisent d’analyses et de messages de fermeté. Dominique De Villepin s’exprime sur la radio télévision suisse : « Face à cette politique de la dérision, du mépris, de l’outrance, nous devons sortir de la sidération dans laquelle le monde a été plongé ».
Gabriel Attal, ancien Premier ministre, appelle à l’assimilation du langage de la force : « Il faut assumer de parler le langage de la force et de montrer qu’on sait mordre ». Utilisant des codes communicationnels de Donald Trump, il cherche à prouver sa capacité de rivaliser. Edouard Philippe, plus discret récemment, critique l’Europe, la qualifiant de « commentateur du monde ».
Jordan Bardella, admiratif de Trump, a dû durcir son discours : « La réalité est que le président Trump se lave les mains de l’impuissance organisée par l’Union européenne. Je n’ai pas la vassalisation heureuse ou complaisante. Nous sommes le peuple français, nous avons de par l’histoire toujours été une nation libre ».
Jean-Luc Mélenchon, quant à lui, adopte une stratégie plus calme. En débattant sur France 2, il affirme : « Ce serait une erreur pour la France de jouer les gros bras. Je crois qu’on est puissant quand on sait ce qu’on veut, où on va et que certaines choses sont proscrites. Il n’y aura pas de guerre en Europe ».
La stratégie « papy Mélenchon » ouvre la voie à l’eurodéputé Raphaël Glucksmann pour se démarquer : « Je ne supporte plus ce sentiment européen de fatalisme et de fatalité comme si nous étions condamnés à être faibles. Pourquoi Donald Trump nous traite comme des serpillières ? Parce qu’il est convaincu que nous ne réagirons pas », a-t-il alerté.
Ces récentes déclarations montrent que les « fracas du monde », selon les mots d’un conseiller, obligeront les candidats à la présidentielle à se révéler et à démontrer qu’ils ont, si ce n’est des muscles, des épaules suffisamment solides pour affronter ces défis.