Préoccupations croissantes concernant les risques respiratoires en France
Alors que 74 % des Français se disent bien informés sur les risques respiratoires, une majorité identifie principalement les principaux facteurs de risque, tels que le tabac et la pollution extérieure. Cependant, la qualité de l’air intérieur reste un aspect moins connu mais tout aussi préoccupant. Les poussières, les fumées et certains produits ménagers font de notre domicile un environnement potentiellement nuisible, rapporte TopTribune.
Malgré cette prise de conscience, les comportements à risque demeurent ancrés dans la vie quotidienne, notamment chez les jeunes adultes. L’écart entre les connaissances et les comportements reste significatif.
Symptômes respiratoires sous-estimés
Environ 63 % des Français se disent exposés à au moins un irritant dans leur environnement quotidien. Les irritants les plus courants incluent les poussières, les particules fines et les moisissures (42 %), suivis par la fumée de cigarette (37 %) et les vapeurs de cigarette électronique (30 %). L’usage de parfums d’intérieur est particulièrement fréquent chez les jeunes adultes et dans les catégories sociales moins favorisées.
En conséquence, 44 % des Français rapportent éprouver au moins un symptôme respiratoire de manière régulière, tels que la fatigue à l’effort, la toux, l’essoufflement au repos ou des douleurs thoraciques.
Promouvoir des comportements sains
Le principal message du dernier baromètre « Regards sur le Souffle » est que l’information seule ne suffit pas ; des actions concrètes doivent être entreprises. Bien que des gestes essentiels comme ne pas fumer (97 %), aérer son espace (95 %) et pratiquer une activité physique régulière (95 %) soient déjà bien intégrés, d’autres mesures, comme le contrôle de la respiration et la limitation des parfums d’intérieur, sont moins souvent adoptées.
Pour aider à mieux identifier les problèmes respiratoires et agir rapidement, la Fondation du Souffle propose des outils accessibles, comme le Soufflotest, disponible en ligne. En 2025, plus de 50 000 personnes l’ont utilisé, ce qui représente une augmentation de 13 000 utilisateurs par rapport à 2024, soulignant ainsi une véritable demande pour ces initiatives de prévention.