À l’approche de la clôture de l’année 2025, de nombreux investisseurs se préparent à remplir leurs déclarations de revenus et à déclarer les gains perçus au cours de l’année précédente. La fiscalité liée aux investissements peut rapidement devenir déroutante, notamment en ce qui concerne des dispositifs tels que l’assurance-vie, le Plan d’Épargne en Actions (PEA) ou les comptes-titres. Bien que certaines informations soient envoyées automatiquement à l’administration, plusieurs éléments demeurent à renseigner par vos soins, rapporte TopTribune.
Assurance-vie : obligations déclaratives et calendrier
En l’absence de rachats effectués durant l’année 2025, il n’est généralement pas nécessaire de faire une déclaration, comme l’indique Capital. Tant que les intérêts sont conservés dans le contrat, ils échappent à l’imposition. Pour les fonds en euros, les prélèvements sociaux, s’élevant à 17,2 %, sont perçus chaque année par l’assureur.
En cas de retrait, les informations relatives à l’opération sont généralement pré-remplies par l’IFU (Imprimé Fiscal Unique) que votre assureur vous adressera. La fiscalité applicable dépendra de la durée de détention du contrat ainsi que de la date des versements, ce qui requiert une attention particulière quant aux délais.
- Pour les contrats de moins de huit ans : les gains doivent être déclarés en case 2ZZ, étant soumis à la flat tax de 30 % (PFU, prélèvement forfaitaire unique). Il est toutefois possible d’opter pour le barème progressif en cochant la case 2OP si votre tranche marginale d’imposition est en dessous de 12,8 %, afin de bénéficier de réductions fiscales.
- Pour les contrats ayant plus de huit ans avec des versements réalisés depuis le 27 septembre 2017, un abattement s’applique : 4 600 € pour les personnes célibataires et 9 200 € pour les couples. Après application de l’abattement, la part des gains associée aux versements nets jusqu’à 150 000 € devrait être déclarée en case 2VV avec un taux réduit de 7,5 %. Les gains au-delà de ce seuil doivent être rapportés en case 2WW et bénéficient d’une allégement fiscal.
PEA et comptes-titres : informations essentielles pour 2025
Concernant un PEA, s’il n’y a pas eu de retraits en 2025, aucune déclaration n’est requise grâce au principe de l’enveloppe fiscale. En revanche, tout retrait effectué avant la période de cinq ans entraîne la clôture automatique du PEA, et les gains deviennent alors imposables au taux de 30 %, à indiquer en case 3VT, à moins de circonstances exceptionnelles (comme un licenciement ou une invalidité).
Après cinq ans, les retraits partiels n’entraînent pas la clôture du PEA et les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu, bien qu’ils restent soumis aux prélèvements sociaux, qui passeront à 18,6 % à partir du 1er janvier 2026.
En ce qui concerne les comptes-titres en France, les banques transmettent en général les informations nécessaires à l’administration fiscale, sans que vous n’ayez à intervenir. La flat tax de 31,4 % s’applique par défaut, sauf si vous choisissez d’opter pour le barème progressif.