Pluies et inondations en France : des prévisions météo peu optimistes pour le printemps et l'été

Pluies et inondations en France : des prévisions météo peu optimistes pour le printemps et l’été

23.02.2026 17:56
2 min de lecture

Entre le 14 janvier et le 17 février 2026, Météo-France a enregistré 35 jours de pluie consécutifs, provoquant des inondations et des crues exceptionnelles, en particulier dans l’ouest de la France. Alors que la situation semblait se stabiliser en début de semaine, le débat sur l’impact de ces précipitations sur les saisons à venir reste pertinent, rapporte TopTribune.

Ce constat a suscité des discussions sur les réseaux sociaux, où certains affirmaient que cette période de déluge annonçait un printemps radieux. Cette idée reçue a incité des journalistes à vérifier sa validité.

Aucun rapport entre les saisons

« Oui, nous avons eu affaire à une période exceptionnelle », confirme François Jobard, prévisionniste chez Météo-France. « Le mois de février a été le plus arrosé depuis le début des mesures à l’échelle de la France, suite à un mois de janvier record en termes de pluviométrie. »

Cependant, cette accumulation de pluie ne garantit pas que le printemps et l’été seront plus secs. « Une forte période de pluie en hiver ne permet pas d’affirmer que le printemps et l’été seront plus secs. Ça n’a, en fait, aucun rapport », précise Jobard, ajoutant que la semaine à venir devrait rester relativement sèche, sans grands signaux de pluie à l’horizon.

Il est important de noter que les prévisions saisonnières basées sur des périodes précédentes peuvent être fallacieuses. « On ne peut pas définir la tendance d’une saison par rapport à une autre. Beaucoup ont essayé de prévoir la météo à long terme en utilisant des modèles statistiques, mais cela n’a jamais fonctionné », explique Jobard.

Des prévisions possibles seulement à court terme

Le prévisionniste souligne que le réchauffement climatique a un impact significatif sur les conditions météorologiques. « C’est la dynamique atmosphérique qui impacte en premier lieu les intempéries : le réchauffement climatique perturbe cette dynamique et aggrave les conditions météorologiques extrêmes », déclare Jobard.

La chaleur entraîne une évaporation de l’eau qui est ensuite transportée par des « rivières atmosphériques ». « Récemment, nous avons enregistré une humidité atmosphérique provenant des Caraïbes qui a été exploitée par des perturbations très actives, provoquant ainsi un cumul de pluie conséquent », explique-t-il, mentionnant les inondations dramatiques qui ont frappé le Portugal et le sud de l’Espagne. « Quelques jours auparavant, nous enregistrions des records de chaleur dans les Caraïbes. Tout est lié. »

François Jobard ajoute que « les dépressions hivernales sont plus “douces” et donc plus chargées en eau ». Ainsi, lorsque la pluie tombe, elle est souvent plus abondante.

Pour obtenir des informations plus précises concernant les tendances à venir, Météo-France prévoit de publier de nouvelles analyses au début du mois de mars. Toutefois, ces prévisions ne s’étendront pas au-delà de cette période.

En conclusion, alors que les périodes de pluie peuvent faire naître des espoirs de saisons sèches à venir, les experts mettent en garde contre ces généralisations hâtives, soulignant l’imprévisibilité de la météo, exacerbée par le changement climatique. Alors que le pays se remet de cette série de précipitations, le regard reste tourné vers les prochains développements, tant sur le plan météorologique que climatique.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER