Pierre-Yves Bournazel a exprimé des critiques sévères à l’égard de Rachida Dati, qu’il considère comme un obstacle plutôt qu’une solution, suite à sa fusion de liste en vue des élections municipales à Paris. Cette affirmation survient après un second tour remporté par Emmanuel Grégoire, laissant Bournazel et Dati loin de leurs ambitions, rapporte TopTribune.
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Pierre-Yves Bournazel a qualifié Rachida Dati de « problème » lors d’une déclaration faite le 26 mars, suite à une campagne électorale où il s’est retiré après avoir fusionné sa liste avec celle de l’ancienne ministre de la Culture. Cette fusion a été marquée par un échec retentissant contre Emmanuel Grégoire, qui a remporté le second tour des élections.
Un jour avant cette critique, Dati avait accusé Bournazel de « trahison », l’accusant de s’être retiré à la dernière minute sans avertir ses partenaires. Dans un entretien accordé au Nouvel Obs, Bournazel a déclaré : « Rachida Dati est incapable de tirer les leçons de sa défaite. » Il a ajouté que son incapacité à assumer la responsabilité de son échec démontre une absence de décence.
L’échec de Dati aux élections municipales est exacerbé par son précédent revers en 2020, Bournazel soulignant qu’elle a « fait perdre sept nouvelles années à l’alternance. » Il considère que les électeurs parisiens souhaitaient un changement, mais qu’ils n’étaient pas prêts à soutenir Dati, qu’il a décrite comme une « personnalité clivante et agressive. » Cette période tumultueuse est aggravée par le procès imminent de Dati, prévu du 16 au 28 septembre, où elle sera jugée pour des accusations de corruption et de trafic d’influence, des faits qu’elle conteste.
Dans l’entretien, Bournazel a également exhorté Emmanuel Grégoire, le futur maire, à se concentrer sur le « sujet urgent » du périscolaire, en référence aux récents scandales de violences sexuelles. Interrogé sur les implications de sa fusion avec Dati pour la candidature présidentielle d’Edouard Philippe, Bournazel a répondu : « J’ai accompli mon devoir pour le collectif. (…) J’ai certainement préservé les intérêts de candidature à la présidentielle. »