Le projet de budget de la Sécurité sociale a été adopté samedi, permettant ainsi de poursuivre l’examen des dépenses, une décision contestée par La France insoumise (LFI) qui accuse le Parti socialiste (PS) de soutenir le gouvernement. Olivier Faure, premier secrétaire du PS, a défendu cette position en déclarant : « Nous avons passé une haie pour que le débat démocratique se prolonge », rapporte TopTribune.
Faure a souligné la nécessité de corriger en profondeur le projet gouvernemental durant les débats. Il a critiqué LFI et le Rassemblement national (RN), qui s’opposent à l’examen des dépenses, affirmant que ce segment contient des mesures préjudiciables. Le député a plaidé pour un vote permettant de « faire tomber le gel des pensions et des minima sociaux », ainsi que d’évaluer la hausse des franchises médicales.
Un débat crucial jusqu’à mercredi
Les discussions à l’Assemblée nationale se poursuivront jusqu’à mercredi, jour où l’article portant sur la suspension de la réforme des retraites sera examiné. Olivier Faure a exprimé son souhait que les membres du PS ne votent pas contre cette suspension, les exhortant à éviter des décisions contraires à la défense des salariés. « Quand on prétend défendre les salariés, on ne pratique pas la politique du pire au nom d’un « grand soir » qui ne vient jamais », a-t-il averti.
Le premier secrétaire a insisté sur l’importance de ce débat pour « éviter les horreurs contenues dans ces deux projets de loi ». Il a prévenu que si le processus s’arrêtait, le gouvernement pourrait adopter des lois spéciales et des ordonnances sans concertation. « Ce budget ne sera pas le nôtre, mais pas davantage celui de la macronie. Ce sera un budget d’attente, et l’élection présidentielle remettra les pendules à l’heure », a déclaré Faure, ajoutant : « Nous ne serons jamais des soutiens du président et Sébastien Lecornu n’est pas sous notre tutelle ».
Olivier Faure a également mentionné le manque d’interaction avec le public sur la question de la dissolution, tout en notant que si le PS ne parvenait pas à faire entendre sa voix durant les débats, il n’hésiterait pas à réagir. « Si nous n’obtenons pas gain de cause dans le cadre du débat, nous n’aurons aucune hésitation », a-t-il conclu.