
Bpifrance a récemment officialisé le lancement de son fonds d’investissement dédié à l’industrie de la défense, intitulé Bpifrance Défense, le 14 octobre. Annoncé en mars, ce fonds constitue une avancée significative vers le renforcement d’une défense européenne efficace. Il a pour objectif d’accompagner 500 projets au cours des trois prochaines années tout en visant à mobiliser environ 450 millions d’euros, s’affirmant ainsi comme un acteur clé pour les entreprises du secteur industriel et technologique de défense (BITD), rapporte TopTribune.
Un fonds conçu pour le long terme
Bpifrance Défense est élaboré comme un investissement à long terme, affichant une durée de vie prévue de 20 ans. Les investisseurs peuvent y engager des montants variant de 500 € à 500 000 €, que ce soit à travers des établissements bancaires ou directement via Bpifrance. Il est cependant important de noter que les fonds sont immobilisés pendant les cinq premières années, et il est recommandé de maintenir son investissement durant au moins dix ans.
En termes de rendement, celui-ci est envisagé entre 4,5 % et 5 %, un montant qui dépasse de trois fois le rendement du livret A. Néanmoins, ce type d’investissement n’est pas garanti, ce qui signifie qu’une perte partielle puisse survenir, voire totale. Comme l’a déclaré Maud Descamps : « Vous n’êtes pas assuré de récupérer votre mise de départ, mais […] le risque reste assez faible. » selon un article sur TF1.
Gestion et sélection des investissements
La gestion du fonds incombe à BPI France, qui est également responsable de la sélection des projets à financer. Les épargnants n’ont donc pas la possibilité de décider directement de l’allocation de leur capital. L’objectif principal est de financer les systèmes d’information européens et d’autres initiatives stratégiques afin de renforcer la souveraineté technologique du continent.
Face à une forte dépendance vis-à-vis des systèmes d’information américains, particulièrement exacerbée par les tensions qui ont suivi l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le fonds ambitionne de réduire cette dépendance et d’encourager une autonomie stratégique accrue par rapport aux États-Unis.
Avantages fiscaux et recommandations pratiques
D’un point de vue fiscal, les intérêts générés par le fonds sont soumis à un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 %. Cependant, l’investissement via une assurance-vie peut permettre de réduire cette imposition à 24,7 % après une période de huit ans, à condition que les gains soient inférieurs à 150 000 €. De plus, opter pour un Plan d’Épargne en Actions (PEA) permet une exonération totale d’impôt sur le revenu après cinq ans, bien que les prélèvements sociaux restent à 17,2 %.
Les experts recommandent généralement de privilégier le PEA pour ce type d’investissement, suivi de l’assurance-vie, et enfin des comptes-titres classiques. Philippe Crevel souligne cependant sur RMC Conso : « Conservez toujours une épargne de précaution accessible à tout moment sur un livret liquide. »