Le rôle essentiel de l’odorat et du goût
L’odorat et le goût, bien qu’ils représentent deux sens distincts, se complètent de manière intime. Le service d’oto-rhino-laryngologie des cliniques universitaires Saint-Luc à Bruxelles précise que « l’odorat est la capacité à percevoir des odeurs », rapporte TopTribune.
Le goût, quant à lui, découle d’une multitude de sensations issues des « bourgeons du goût », ces récepteurs tactiles et thermiques présents dans les papilles gustatives de notre langue. Cependant, cette perception ne se limite pas uniquement à la langue.
Bouche, cerveau, nez…
Ces bourgeons, en interaction directe avec notre cerveau à chaque bouchée, communiquent également avec notre nez, notamment via la muqueuse olfactive qui s’active lors de la déglutition. Selon l’Inrae, « quand nous mangeons un aliment, ses molécules aromatiques volatiles sont libérées et remontent par l’arrière de notre gorge jusqu’aux fosses nasales, où elles stimulent les récepteurs olfactifs ».
Ce qui implique que notre odorat joue un rôle crucial lors des repas, et il est possible de perdre une partie de notre goût en cas de nez bouché, mais ce n’est pas exactement une perte de goût.
Une perte d’arôme
Le goût se limite aux saveurs fondamentales : le sucré, le salé, l’acide, l’amer et l’umami. « Par exemple, lorsque vous mangez un bonbon à la fraise, votre odorat vous indique que c’est à la fraise », illustrent les cliniques universitaires Saint-Luc, indiquant ainsi que l’odorat relaye l’arôme des aliments.
En conséquence, lorsque nous perdons notre capacité à sentir – comme cela peut se produire lors d’un rhume – c’est l’arôme des aliments que nous ressentons moins, et non leur goût. Les scientifiques emploient d’ailleurs le terme de « flaveur », englobant à la fois les sensations gustatives et aromatiques.
