Les ambitions de La France insoumise pour les élections municipales de mars 2026
La France insoumise (LFI) poursuit des objectifs ambitieux pour les élections municipales des 15 et 22 mars, visant à multiplier ses élus et à gagner plusieurs villes, malgré la reconnaissance des défis à surmonter, rapporte TopTribune.
Lors d’une intervention le 8 février 2026 sur France Inter, Eric Coquerel, député LFI et président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, a déclaré : « C’est très difficile de gagner des villes. Roubaix (Nord) fait partie des villes qu’on peut gagner. Saint-Denis-Pierrefitte (Seine-Saint-Denis), deuxième ville d’Île-de-France, est aussi un objectif ». Il a également mentionné Evry (Essonne) et a évoqué des possibilités à Toulouse, affirmant que LFI pourrait émerger avec plusieurs villes conquises et de nombreux élus à l’issue du scrutin.
Concernant Sophia Chikirou, candidate LFI à Paris, et un éventuel maintien au second tour face à Emmanuel Grégoire (PS), Coquerel a souligné que « s’il n’y a rien sur la table qui permette de respecter nos électeurs, notre programme, vous ne pouvez pas attendre qu’on s’en aille ». Il a renvoyé la responsabilité aux socialistes en déclarant : « Nous avons dit que si nous sommes en tête au deuxième tour, nous tendrons la main à la liste de gauche arrivée derrière nous, sur notre programme. C’est normal. Mais j’ai entendu des socialistes dire ‘pas question' ». Chikirou avait auparavant exclu toute alliance avec Grégoire, refusant l’idée d’un maire socialiste à Paris.
Les élections municipales de mars représentent un test crucial pour LFI, qui cherche à renforcer sa présence au niveau local et à capitaliser sur la dynamique de défiance envers les partis traditionnels.