Municipales à Marseille : la lutte stratégique de Benoît Payan et Martine Vassal face à la montée du RN et de LFI

Municipales à Marseille : la lutte stratégique de Benoît Payan et Martine Vassal face à la montée du RN et de LFI

08.02.2026 08:46
2 min de lecture

Le 25 mars 2025, la montée des tensions politiques à Marseille se cristallise à l’approche des élections municipales. Les candidats, Benoît Payan et Martine Vassal, se retrouvent face à un scrutin plus compétitif que jamais, notamment en raison de la progression du Rassemblement National (RN) et de la France Insoumise (LFI), rapporte TopTribune.

Actuellement, Benoît Payan, le maire sortant et candidat du Printemps marseillais, recueille 31 % des intentions de vote selon un sondage d’OpinionWay pour Le cercle des Élus Locaux, soit une part équivalente à celle de son rival, Franck Allisio, représentant du RN. Martine Vassal, candidate de l’union de la droite et du centre, se positionne en troisième place avec 20 % des suffrages prévus, tandis que Sébastien Delogu, député LFI, arrive en quatrième position avec 14 %.

Martine Vassal en difficulté face à Franck Allisio

Martine Vassal, présidente du département des Bouches-du-Rhône, semble se retrouver dans une situation délicate, particulièrement face à son adversaire du RN, Franck Allisio. Après avoir intensément critiqué le bilan de Benoît Payan, Vassal, qui bénéficie du soutien de LR, Renaissance et du Modem, oriente désormais ses attaques contre le candidat d’extrême droite. « Marseille est rebelle. Elle n’acceptera jamais que le RN, parti originaire de Vichy et Pétain, accède au pouvoir », a-t-elle déclaré sur X. Elle a également souligné que « avec le RN, entreprises et commerçants sont abandonnés. Aucune vision économique crédible, politique de façade! »

Selon le politiste Nicolas Maisetti, les premiers résultats peu favorables pour Martine Vassal révèlent une « hésitation » dans sa campagne, oscillant entre un positionnement marqué à droite et des efforts pour ménager ses alliés centristes. Une déclaration ambiguë en décembre sur une éventuelle alliance avec le RN avait déjà suscité des tensions au sein de ses groupes de soutien.

Benoît Payan en lutte contre l’extrême droite

De son côté, Benoît Payan doit naviguer la candidature de Sébastien Delogu. Le député de LFI, né dans les quartiers nord de la ville, mène une stratégie locale qui attire les jeunes. Cependant, certains membres de l’équipe de campagne de Payan estiment que cette candidature pourrait paradoxalement renforcer le RN. « C’est une aventure personnelle qui ne sert finalement que l’extrême droite », déplore un proche de l’équipe de campagne.

Malgré cela, Payan se trouve dans une situation relativement favorable. « Sur sa droite, Benoît Payan est moins contraint par Renaissance qu’il aurait dû l’être », observe Virginie Martin, politologue. De plus, l’impact de LFI sur la campagne de Payan semble marginal, payant moins d’attention à l’extrême droite qu’à la critique du maire sortant.

Payan, lors des dernières déclarations de son entourage, a clairement identifié le RN comme son principal adversaire : “C’est le plus grand combat contre le RN de France rapporté à la taille de la ville. Il y a un risque réel de prise du pouvoir qui rend l’enjeu de cette municipale encore supérieur.” L’objectif pour le Printemps marseillais reste de convaincre les Marseillais de maintenir leur confiance et de rester sur la trajectoire choisie.

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