Municipales à Bordeaux : Pierre Hurmic face à une opposition unie et à une gauche divisée
Les municipales de 2026 à Bordeaux (Nouvelle-Aquitaine) s’annoncent particulièrement disputées. L’écologiste Pierre Hurmic, maire sortant, doit faire face à une opposition de centre-droit rassemblée, qui s’oppose à son bilan après avoir dérouté la droite lors de son élection en 2020, rapporte TopTribune.
Le contexte a changé depuis sa victoire, avec les Verts perdant du terrain après un mauvais score aux dernières élections européennes. Malgré ces défis, Hurmic tente de maintenir son siège, tandis que Thomas Cazeneuve, député macroniste et candidat de la droite, mise sur la proximité avec les Bordelais pour exposer les échecs de l’administration actuelle, notamment la gestion de l’éclairage public. « Couper à 1 heure du matin, c’était quand même une drôle d’idée« , critique Cazeneuve, soutenu par Les Républicains.
L’insécurité se révèle un sujet central de cette campagne. Même ceux qui ont soutenu Hurmic, comme la Bordelaise Zoé, expriment leurs doutes : « Cependant, je ne vais pas revoter pour lui cette année« , révélant ainsi des préoccupations croissantes sur la sécurité publique et les comportements inappropriés dans certains quartiers.
« On s’est rendu compte que ça pouvait créer de l’insécurité dans certaines rues. Donc on est revenus en arrière »,
Pierre Hurmic, maire écologiste sortant de Bordeaux
Face aux critiques sur les problèmes d’éclairage, le maire reconnaît une erreur dans sa politique. « Le centre-ville reste entièrement éclairé et des rues qui sont moins fréquentées restent toujours éclairées jusqu’à 2 h et demie du matin« , déclare-t-il, tentant ainsi de rassurer les électeurs.
Pour le soutenir, Hurmic bénéficie du soutien du Parti Socialiste et des communistes. Toutefois, il doit aussi composer avec la France insoumise, dont le candidat, Nordine Raymond, évoque une déception vis-à-vis des promesses non tenues de l’actuel maire. « Le maire a continué à construire à tout va. Il n’a pas interdit les paquebots de croisière qui sont ultra-polluants« , soutient Raymond.
🔥 Merci pour l’accueil !
Nous étions présent•es au marché des Capucins samedi à la rencontre des bordelaises et des bordelais.
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Dans ces circonstances délicates, Hurmic tâche de défendre son bilan, notamment en ce qui concerne la piétonnisation du centre-ville. « Les clients bordelais, je vous le confirme, recherchent cette tranquillité de piétonnisation dans les rues commerçantes« , déclare un commerçant, une affirmation que le maire corrobore en soulignant une réduction de 35 % de la pollution de l’air.
Les critiques fusent également de la part des adversaires de gauche, qui l’accusent d’avoir renforcé la police municipale. « J’assume« , répond Hurmic, « je me définis comme un maire qui n’est ni shérif ni naïf et qui cherche des solutions adaptées et surtout équilibrées. » Avec l’élection de 2020 considérée par certains comme accidentelle, le maire doit prouver que son mandat mérite d’être renouvelé face à une opposition déterminée.