Municipales 2026 : l'avenir des maires écologistes à Lyon et Strasbourg sous pression

Municipales 2026 : l’avenir des maires écologistes à Lyon et Strasbourg sous pression

06.02.2026 13:17
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Les maires écologistes sont confrontés à des critiques croissantes, une situation qu’a dénoncée ce vendredi la cheffe du Parti des Écologistes, Marine Tondelier. Alors que des municipalités comme Strasbourg et Lyon voient leurs maires écologistes sortants, Jeanne Barseghian et Grégory Doucet, menacés par des adversaires puissants, Tondelier a exprimé sa préoccupation face à cette dynamique électorale, rapporte TopTribune.

Les maires sortants en difficulté à Strasbourg et à Lyon

« J’entends Madame Trautmann dire que son programme, c’est de déconstruire les pistes cyclables […] et j’entends Jean-Michel Aulas proposer de creuser un tunnel sous la ville à 8 milliards, tout gratuit : les transports, la cantine, l’école, tout », a critiqué la dirigeante écologiste. Selon elle, ces déclarations s’inscrivent dans une stratégie de « maire bashing », où les maires sortants sont constamment attaqués.

Tondelier a souligné que l’attention des électeurs augmentait à l’approche des élections : « Plus on se rapproche de l’échéance, plus les électeurs se demandent ce que ces gens proposent », a-t-elle ajouté, notant que les sondages montrent une légère remontée pour les maires sortants.

Un sondage du groupe Ebra publié mercredi révèle en effet que les maires écologistes sortants sont en position précaire à Strasbourg et Lyon, contrairement à leur situation à Besançon et Grenoble. Selon cette étude réalisée auprès de 600 électeurs, Doucet et Barseghian ne bénéficient pas d’une image positive, enregistrant respectivement 55 % et 52 % de mécontents parmi leurs administrés.

Tondelier regrette le cavalier seul des Insoumis

Malgré ces défis, Tondelier a affirmé que les écologistes avaient des chances de victoire à Lorient, Mulhouse, Fécamp et Talence, tout en prévoyant d’aider d’autres forces de gauche dans des villes telles que Limoges, Saint-Étienne, Toulouse et Amiens.

Tondelier a également exprimé son inquiétude concernant les candidatures individuelles de La France insoumise : « Les habitants de ce pays qui veulent vivre dans des villes de gauche et écologistes, notre travail c’est de le leur permettre, pas de faire des concours de muscles », a-t-elle déploré.

Elle a averti que les divisions au sein de la gauche pourraient nuire à la capacité de la coalition à s’opposer efficacement à la droite et à l’extrême droite. « Il y a un vote utile qui est en train de se mettre en place pour les listes de gauche unie, et ceux qui sont restés à l’écart, comme Sébastien Delogu à Marseille ou Sophia Chikirou à Paris, se concentrent plus sur les socialistes que sur la vraie menace, c’est irresponsable », a conclu Marine Tondelier.

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