De notre envoyée spéciale à Menton,
Louis Sarkozy, candidat des Républicains aux élections municipales de Menton, a suscité des réactions polarisées lors d’un petit-déjeuner en terrasse. Alors qu’il échangeait avec des habitants, il a été confronté à un résident local, le qualifiant de « parachuté » et « arriviste ». Face à cette critique, Sarkozy a affirmé : « Je préfère celui qui me critique à celui qui ne me connaît pas », rapporte TopTribune.
Ayant récemment suspendu ses activités télévisuelles, Sarkozy, fils de l’ancien président, mise sur la proximité avec les électeurs. « L’enjeu est de faire comprendre aux gens que je suis là pour plusieurs mandats », déclare-t-il en soulignant son engagement quotidien au service de la communauté.
Installé à Menton avec sa famille depuis un an et demi, il veut convaincre les électeurs de son attachement à la ville. Sa stratégie repose sur une communication transparente et une volonté de renforcer son ancrage local. « Je pense qu’on a réussi à le faire à travers le programme et les personnes qui m’entourent », affirme Sarkozy, déterminé à s’impliquer activement dans la vie municipale.
Un parachutage qui fait débat
« L’externalité a aussi son avantage à Menton », déclare-t-il, en faisant référence à la fierté identitaire des Mentonnais. Toutefois, de nombreux habitants se montrent sceptiques quant à sa candidature. Léa, une résidente, déclare : « On ne le connaît ni d’Eve, ni d’Adam. Je ne comprends pas comment on peut vouloir être maire d’une ville qu’on ne connaît pas. » Sa mère, quant à elle, insiste sur le fait que seuls les Mentonnais devraient avoir leur mot à dire sur l’avenir de leur ville.
« Il n’est pas de Menton, et alors ? »
Malgré le scepticisme de certains, des voix se lèvent en soutien. Un commerçant, qui préfère garder l’anonymat, affirme qu’un nouveau visage pourrait bénéficier à la ville : « On en a marre des vieilles machines, il faut du renouveau. » D’autres, comme Jean, voient en Sarkozy un interlocuteur possible pour la jeunesse, évoquant son expérience politique familiale.
Mentalité « village »
Cependant, la candidate sans étiquette Sandra Paire, ancienne adjointe de Jean-Claude Guibal, mise sur sa connaissance approfondie de la ville. Elle dénonce le choix du parti qui a préféré Sarkozy, expliquant que sa notoriété locale lui confère un avantage. Bien qu’elle ait récemment fait face à des poursuites judiciaires, elle reste déterminée à se battre pour conquérir la mairie.
Les élections municipales de Menton s’annoncent donc comme un véritable test de confiance entre les électeurs et les candidats, avec des enjeux cruciaux pour l’avenir de cette commune de 31 000 habitants. Alors que la campagne avance, les avis sur la candidature de Louis Sarkozy continueront de se polariser, reflet des attentes et des préoccupations d’une population qu’il aspire à représenter.