Lors des municipales 2026 en France, la commune d’Arcis-sur-Aube, peuplée de 2.800 habitants, a attiré l’attention internationale suite à la réélection du maire sortant sans étiquette, Charles Hittler. Ce dernier a remporté le scrutin, qui s’est tenu dimanche, avec 40,59 % des voix, devançant ses concurrents Annie Soucat, qui a obtenu 31,49 %, et Antoine Renault-Zielinski, soutenu par Florian Philippot, avec 27,92 %, selon les résultats du ministère de l’Intérieur, rapporte TopTribune.
La victoire de Hittler a suscité des interrogations quant à la médiatisation de son nom. Dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux, il a exprimé son mécontentement face aux « attaques, caricatures et polémiques » qui, selon lui, détournent l’attention de l’élection : « Je refuse que notre élection soit confisquée par le bruit, les moqueries, ou les comparaisons absurdes. Arcis mérite mieux que cela », a-t-il déclaré.
Des réflexions personnelles
À 75 ans, Hittler a partagé avec BFM sa propre expérience des moqueries liées à son nom d’origine alsacienne. « J’ai été bizuté vis-à-vis de ça, oui, on m’en a fait des petites moustaches… Aujourd’hui encore, je me fais parfois réveiller en pleine nuit par des canulars anonymes », a-t-il révélé, illustrant la pression médiatique que subit sa famille.
Un effet à double tranchant
Parallèlement, Antoine Renault-Zielinski, 28 ans, a également commenté le phénomène médiatique entourant cette élection. Dans une publication sur Facebook, il a évoqué un site de paris en ligne qui permet de parier sur le prochain maire d’Arcis-sur-Aube. « Tout ceci a finalement un seul mérite, celui de faire connaître notre petite commune de l’Aube à des dizaines de millions de personnes en France et dans l’Europe entière », a-t-il souligné, rappelant que la commune a une histoire qui remonte à la bataille napoléonienne de mars 1814.